Gastronomie

 

Traditionnellement très riche d'un point de vue enogastronomique, la Basilicate est orgueilleuse de sa cuisine simple et de ses produits frais. Nous sommes bien loin de la sophistication de la cuisine moderne ! L'huile d'olive entre dans la préparation de la plupart des plats alors que le beurre n'est utilisé que comme fromage (burrini et manteche). L'originalité de la cuisine lucanienne, par rapport aux plats typiques des régions limitrophes, est la capacité de mettre en valeur la saveur des plats même les plus pauvres. Les légumes frais se dégustent souvent en plat principal, seuls ou accompagnés de légumes secs ou de pâtes : fèves (/ave) et chicorée (cicoria), pâtes aux pousses de navets (cime di râpa), chicorée des champs au bouillon de viande (brodo di carne). Les légumes frais et secs, les céréales, les fines herbes forment la base de mets au goût à la fois franc et harmonieux. On peut affirmer que les pâtes, faites à la main avec la farine de blé dur, de l'eau et du sel, sont une invention lucanienne. En effet, d'après les spécialistes, les pâtes sont citées pour la première fois dans la VIe Satire d'Horace, le poète latin né à Venosa en 65 av. J.-C., qui raconte que le poète revenait dans sa ville natale pour manger la soupe lucanienne, à base de pois chiches et de poireaux. D'ailleurs, en matière de pâtes, il existe une variété infinie : fusilli, lagane, macaroni, capunti, cavatelli, calzoni, scorze di mandorle, orecchiette, strascinati, etc. Sur les tables de la région, les fromages ne manquent pas, en particulier, ceux à base de lait de brebis ou de chèvre qui sont d'excellente qualité. Le pecorino lucanien, au goût exquis, est préparé avec 70 % de lait de vache et 30 % de lait de chèvre et laissé vieillir pendant trois à douze mois. Parmi les autres variétés de fromages, la ricotta (fromage frais), la burrata, la mozzarella, la scamorza, la manteca, la provola, le cacio-cavallo (en forme de courge) et le cacioricotta. Un label de qualité est actuellement à l'étude afin garantir la bonté et la provenance de certains pecorini. La Basilicate vante une autre invention gastronomique : la « salsiccia » (saucisse), cette spécialité régionale était déjà connue dans la Rome antique et louée par Apicio, Cicéron, Martial et Varron. Elle peut être dégustée fraîche, séchée ou conservée dans l'huile ou dans le saindoux. Les excellentes « soppressate », des saucisses de viande de porc découpée à la pointe du couteau, sont d'abord séchées puis conservées dans de l'huile d'olive extra vierge. Mais vous pouvez également goûter la « pezzenta », à base de rognures de porc. Les viandes traditionnellement cuisinées sont le mouton et la chèvre et sont rôties « alla brace » (au charbon de bois), « in umido » (en ragoût) ou au four. La préparation « in umido » demande un certain savoir-faire pour doser des ingrédients et savoir comprendre lorsque le plat est prêt. « U' cutturid », ragoût de brebis, est un plat pastoral traditionnel, il est rigoureusement cuit dans un récipient en terre cuite ou dans de lourdes marmites en aluminium. Le ragù est l'assaisonnement idéal de nombreuses variétés de pâtes. Cette sauce se prépare en faisant revenir plusieurs viandes (agneau, porc, chevreau), puis en les cuisant longuement dans de la sauce tomate. Le pain est aujourd'hui encore indispensable sur toute table lucanienne qui se respecte, il en existe une variété infinie, tous sont à base de farine de blé dur, de levure, d'eau et de sel et cuits dans les nombreux fours à bois existants. Ce pain se caractérise par sa couleur jaune doré qui sent bon même plusieurs jouis après sa sortie du four. L'utilisation du peperoncino (poivre rouge) est très répandue dans la région, mais toujours modérée [jour plaire aussi à ceux qui n'aiment pas les mets trop épicés. Autre particularité lucanienne, les « lambascioni », une variété d'oignons sauvages au goût tout à fait particulier. Enfin, il faut signaler les excellentes eaux minérales qui jaillissent des sources du Vulture et dont les propriétés organoleptiques et thérapeutiques n'ont pas d'égal ; en outre, Potenza produit une limonade (gassosa) à déguster absolument. Les fruits agrémentent la fin de ces copieux repas : agrumes (agrumi), fraises (fragole), framboises (lamponi), kiwis, pêches (pesche), percoche (hydrides de la pêche et de l'abricot), poires (père) et raisin (uva). Les desserts régionaux sont faits à partir d'ingrédients simples et d'associations hardies, il suffit de penser aux « calzoncelli » (chaussons) farcis d'une crème de pois chiches, de poudre de cacao amer et de sucre, ou bien au « sanguinaccio », boudin à base de sang de porc, de moût cuit, de chocolat noir, de raisins secs, d'écorce de citron, de cannelle et de sucre. En général, ces produits sont préparés et destinés à la consommation familiale, on les trouve difficilement dans les magasins. La plupart des produits et des mets cités dans cet ouvrage sont proposés dans presque tous les restaurants de la région.

Potenza

Située sur une colline à plus de 800m d’altitude, elle est habitée depuis le IVe avant J.-C. L’origine de la ville vint probablement de la destruction du village voisin de Serra di Vaglio, dont les ruines sont encore visibles aujourd’hui. Sa bonne position géographique en fit un important centre de transactions de la Méditerranée, en exploitant les influences provenant du monde grec. Sous la domination romaine, Potenza fut d’abord une préfecture, et ensuite une importante mairie.

De cette époque, remontent le pont S.Vito, construit entre 248 et 305 avant J.-C., et la mosaïque de Malvaccaro, qui appartenait à une demeure romaine.

Intéressants à visiter, le Centre Historique et ses églises, la Cathédrale, la « Torre del Castello », et le Musée Provincial.

Le Défilé des Turcs, qui se déroule chaque année en mai, est une des traditions de la ville.

C’est un des centres de la Basilicate avec Tito, Pignola, Vaglio et Trecchina où l’on parle le gallo-italique, probablement fruit des migrations (XIII° siècle) de populations provenant du nord de l’Italie (Monferrato) qui se mélangèrent aux communautés locales (G.Rohlfs).

Maratea

 

Maratea est l'unique débouché de la Basilicate sur la mer Tyrrhénienne. Ses origines remontent à l'âge de Bronze.

Le village est situé sur les pentes du mont San Biagio, dominant ainsi le golfe de Policastro, où se trouvent de très belles plages. Le versant donnant sur la côte est dominé par un belvédère où se dresse la statue du Rédempteur, œuvre du sculpteur Bruno Innocenti.

Dans le village, il est possible de visiter les célèbres 44 églises. Le long de la côte, on peut admirer les nombreuses tours de guet, construites au cours du XVIe. Les suggestives grottes, situées dans le lieu-dit de Marina di Maratea, sont très intéressantes à découvrir, tout comme le bourg antique, un peu plus haut dans la colline, et la petite place.

L'économie de Maratea repose presque entièrement sur le tourisme estival. Les très belles structures d'accueil reçoivent chaque année de nombreux touristes italiens, mais également étrangers.

Beaucoup d'événements sont organisés durant l'été, comme ceux de Marajazz, Marateatro, et Maratea Musica Festival.

BASILICATA 

Bernalda - Metaponto : la réglisse 



De cette plante herbacée de la famille des légumineuses, on récolte un jus aux propriétés multiples (digestive, désintoxiquant, émolliente et antiseptique) largement utilisé en herboristerie, dans l’industrie pharmaceutique, pour la production de liqueur et desserts (Pastilles de diverses formes, poudres, ou pâte pour la préparation de glaces ; bâtons pour jeunes, séchés, que l’on peut mâcher ou sucer). En Basilicate, les herbes aromatiques et médicinales sont cultivées sur des terrains naturels intacts, dans les zones du littoral et de hautes vallées, pour garantir des produits frais et d’une qualité exceptionnelle. 

Côte ionienne : fraises et mandarine 

La production des fraises est concentrée dans la région de Metaponto. La majeure partie de la culture se fait en terre et seulement une partie en serre. La production est destinée à l’exportation pour répondre aux demandes toujours plus pressantes du marché qui réclame des fruits d’excellente qualité. Grâce aux expérimentations, on arrive à obtenir un fruit de belle apparence, une pulpe consistante, une teneur en sucre et une couleur rouge uniforme. 

Trecchina : les gâteaux aux noix 

Ceux-ci sont une spécialité culinaire des zones de Trecchina et Maratea. Préparés de manière artisanale, ils unissent à la douceur du sucre le goût légèrement amer des noix. 

Une des recettes typiques est la suivante : 

Ingrédients : 1 kg de noix cernées, 4 œufs entiers, 750g de sucre. 

Ingrédients pour la glace : 1 albumen d'œuf, le jus d’un demi-citron, 120g de sucre. 

Procédé : cerner les noix et les hacher finement ; ajouter le sucre et les œufs. Mélanger le tout afin d’obtenir un résultat homogène. Former des bâtonnets d'environ 3-4 cm de diamètre. Préparer la glace en battant les ingrédients avec le fouet, puis l'étendre sur la pâte. Couper les bâtonnets en petits bouts de 2cm de longueur. Disposer les petits gâteaux dans un plat à rôti beurré et faire cuire en four à température modérée pendant environ 15 minutes. 

Maratea : les rossolis et les liqueurs 

Le rossolis est une infusion à base de miel, d’huile de roses et de divers alcools aromatisés. Celui de Marathiaservant à l’origine de digestif mais également idéal comme apéritif, est une boisson désaltérante, parfois servie avec de l’eau tonique et de la glace pilée. Cette liqueur originale est obtenue par l'infusion alcoolique, pendant environ 30 jours, de zestes de citron, épluchés à la main avec précaution, afin d’éviter la présence du goût amer contenu dans la partie blanche de la peau. Dans les boutiques locales d'œno gastronomie, on peut également trouver du rossolis à l'orange. « Le laurier de Maratea » est un digestif obtenu par l'infusion, dans de l’alcool à 95°, de feuilles de laurier de Maratea cultivé sans l'usage de pesticides et de fumiers chimiques. Sont également célèbres et appréciées la crème de « limoncello » et la crème obtenue à la suite d’une infusion de peaux d’oranges. Le « Fragolino » est une liqueur traditionnelle d'infusion de fruits dans de l’alcool, toujours préparée avec des produits naturels du propre territoire, selon des recettes populaires transmises depuis des générations. La liqueur de noix et celle de cèdre sont-elles aussi typiques de la région. 

Traditionnellement très riche d'un point de vue eno gastronomique, la Basilicate est orgueilleuse de sa cuisine simple et de ses produits frais. Nous sommes bien loin de la sophistication de la cuisine moderne ! L'huile d'olive entre dans la préparation de la plupart des plats alors que le beurre n'est utilisé que comme fromage (bourrin et manteche).

L'originalité de la cuisine lucanienne, par rapport aux plats typiques des régions limitrophes, est la capacité de mettre en valeur la saveur des plats même les plus pauvres. Les légumes frais se dégustent souvent en plat principal, seuls ou accompagnés de légumes secs ou de pâtes : fèves (/ave) et chicorée (cicoria), pâtes aux pousses de navets (cime di râpa)chicorée des champs au bouillon de viande (brodo di carne). Les légumes frais et secs, les céréales, les fines herbes forment la base de mets au goût à la fois franc et harmonieux. On peut affirmer que les pâtes, faites à la main avec la farine de blé dur, de l'eau et du sel, sont une invention lucanienne. En effet, d'après les spécialistes, les pâtes sont citées pour la première fois dans la VIe Satire d'Horace, le poète latin né à Venosa en 65 av. J.-C., qui raconte que le poète revenait dans sa ville natale pour manger la soupe lucanienne, à base de pois chiches et de poireaux. D'ailleurs, en matière de pâtes, il existe une variété infinie : fusilli, lagane, macaroni, capunticavatelli,

calzoniscorze di mandorle, orecchiettestrascinati, etc. Sur les tables de la région, les fromages ne manquent pas, en particulier, ceux à base de lait de brebis ou de chèvre qui sont d'excellente qualité. Le pecorino lucanien, au goût exquis, est préparé avec 70 % de lait de vache et 30 % de lait de chèvre et laissé vieillir pendant trois à douze mois. Parmi les autres variétés de fromages, la ricotta (fromage frais), la burrata, la mozzarella, la scamorza, la manteca, la provola, le cacio-cavallo (en forme de courge) et le cacioricotta. Un label de qualité est actuellement à l'étude afin garantir la bonté et la provenance de certains pecorini. La Basilicate vante une autre invention gastronomique : la « salsiccia » (saucisse), cette spécialité régionale était déjà connue dans la Rome antique et louée par Apicio, Cicéron, Martial et Varron. Elle peut être dégustée fraîche, séchée ou conservée dans l'huile ou dans le saindoux. Les excellentes « soppressate », des saucisses de viande de porc découpée à la pointe du couteau, sont d'abord séchées puis conservées dans de l'huile d'olive extra-vierge. Mais vous pouvez également goûter la « pezzenta », à base de rognures de porc. Les viandes traditionnellement cuisinées sont le mouton et la chèvre et sont rôties « alla brace » (au charbon de bois), « in umido » (en ragoût) ou au four. La préparation « in umido » demande un certain savoir-faire pour doser des ingrédients et savoir comprendre lorsque le plat est prêt. « U' cutturid », ragoût de brebis, est un plat pastoral traditionnel, il est rigoureusement cuit dans un récipient en terre cuite ou dans de lourdes marmites en aluminium. Le ragù est l'assaisonnement idéal de nombreuses variétés de pâtes. Cette sauce se prépare en faisant revenir plusieurs viandes (agneau, porc, chevreau), puis en les cuisant longuement dans de la sauce tomate. Le pain est aujourd'hui encore indispensable sur toute table lucanienne qui se respecte, il en existe une variété infinie, tous sont à base de farine de blé dur, de levure, d'eau et de sel et cuits dans les nombreux fours à bois existants. Ce pain se caractérise par sa couleur jaune doré qui sent bon même plusieurs jouis après sa sortie du four. L'utilisation du peperoncino (poivre rouge) est très répandue dans la région, mais toujours modérée [jour plaire aussi à ceux qui n'aiment pas les mets trop épicés. Autre particularité lucanienne, les « lambascioni », une variété d'oignons sauvages au goût tout à fait particulier. Enfin, il faut signaler les excellentes eaux minérales qui jaillissent des sources du Vulture et dont les propriétés organoleptiques et thérapeutiques n'ont pas d'égal ; en outre, Potenza produit une limonade (gassosa) à déguster absolument. Les fruits agrémentent la fin de ces copieux repas : agrumes (agrumi), fraises (fragole), framboises (lamponi), kiwis, pêches (pesche)

percoche (hydrides de la pêche et de l'abricot), poires (père) et raisin (uva). Les desserts régionaux sont faits à partir d'ingrédients simples et d'associations hardies, il suffit de penser aux « calzoncelli » (chaussons) farcis d'une crème de pois chiches, de poudre de cacao amer et de sucre, ou bien au « sanguinaccio », boudin à base de sang de porc, de moût cuit, de chocolat noir, de raisins secs, d'écorce de citron, de cannelle et de sucre. En général, ces produits sont préparés et destinés à la consommation familiale, on les trouve difficilement dans les magasins. La plupart des produits et des mets cités dans cet ouvrage sont proposés dans presque tous les restaurants de la région. 

 

Les Châteaux

Province de Matera

Bernalda: une fortification un peu cossue mais typique de l'époque où elle fut édifiée, vers 1470. Bernardino de Bernardo, secrétaire à la cour d'Aragon, ordonna la construction du château et avec elle la cité de Bernalda qui prend son nom. Certaines sources indiquent que le château existait déjà sous la domination normande, en outre, la base tronconique de l'une des tours porte à penser au style angevin. Quoi qu'il en soit les remaniements et les superpositions ont été nombreux.

Ferrandina: le château de Uggiano, forteresse militaire byzantine du début du XIe siècle, fut occupé et reconstruit par les Normands au XIe siècle, puis devint, au début du XIVe siècle, une résidence seigneuriale grâce aux interventions de Jacopus de Astiliano ; il fut détruit lors du séisme de 1456.

Irsina: d'origine normande, l'ancien château de Montepeloso fut remanié en 1228 par Frédéric II de Souabe. Aujourd'hui, il est occupé par le couvent de San Francesco. La crypte a été obtenue avec le fond d'une tour quadrangulaire de l'édifice de 1100.

Matera: le château de Tramontano, du nom du seigneur à qui la cité avait été donnée par Ferdinand II, date du début du VI° siècle. L'édifice, avec ses tours cylindriques espacées par une grosse tour circulaire, domine la vallée du Bradano. Sa forme, assez rare pour l'époque, est une imitation du Maschio Angioino de Naples voulue par son propriétaire. Malheureusement, à la mort de celui-ci, les travaux restèrent inachevés. Aujourd'hui, autour de l'édifice incomplet se pressent curieusement les nouveaux quartiers de Matera.

Miglionico: le puissant château impose sa figure sur la petite cité. Appelé aussi château du « Malconsiglio » car les barons s'y réunirent, en 1481, pour tramer un complot contre Ferdinand I d'Aragon, roi de Naples. Il fut aussi le fief de Ettore Fieramosca. Construit au XIe siècle par les Normands, dont le style est reconnaissable par les tours carrées latérales ; les tours cylindriques sont plus tardives. Remanié à l'intérieur, cet édifice solide n'a rien perdu de sa beauté inquiétante.

Nova Siri: près de l'escale, la belle tour « Bollita », du XIVe siècle.

San Mauro Forte: de l'ancien édifice, il ne reste que le donjon normand remanié au 15e siècle et la tour, avec ses corbeaux à trois consoles, l'une des mieux conservée de la région.

Scanzano Jonico: petit bourg très différent des autres, son vieux centre se presse autour du « Palazzaccio » (vilain palais), du 18e siècle.

Tricarico: il ne reste de l'ensemble que la tour cylindrique, très haute (plus de 30 m) qui présente les caractéristiques des fortifications angevines.

Valsinni: pour finir, le plus doux et le plus poétique des châteaux. On l'aperçoit de tous côtés et à plusieurs kilomètres de distance. De style aragonais, il appartint à la poétesse Isabella Morra de Valsinni (1520-1545), mais on sait qu'il existait déjà au Moyen Âge.

 

 

En Basilicate

la culture de l'olivier à des origines très anciennes et sa diffusion a beaucoup influencé l'économie et la gastronomie régionale. L'olivier y est cultivé depuis les temps fastueux de la Grande-Grèce et l'huile qui est extraite de la pression des olives lucaniennes a toujours été d'excellente qualité. Peu commercialisée hors du territoire, car principalement produite pour être consommée dans les ménages, l'huile d'olive lucanienne présente des caractéristiques organoleptiques uniques dues à la composition minéralogique du terrain et aux plantes sélectionnées parmi les espèces qui n'ont peut-être pas un fort rendement, mais garantissant la meilleure qualité de l'huile. Les trois principales zones de production sont le Vulture, la basse vallée d'Agri et la basse colline de Matera. Les grands centres oléicoles du Vulture sont MelfiRionero in

VultureBarileRapollaAcerenza

LavelloVenosa. L'olivier le plus répandu sur ce territoire, l' ogliarola , appelé aussi « rapollese » ou « nostrale », fructifie sur les terrains d'origine volcanique. Dans la basse colline Materana, les meilleures zones de production sont FerrandinaGrassanoGrottole

, Salandra, Montescaglioso et

Bernalda. Là, l'olivier recouvre 80 % du territoire. La variété la plus diffuse est la « maiatica di Ferrandina » qui donne une excellente huile, mais aussi de très bonnes olives ; d'ailleurs, l'une des spécialités gastronomiques de Ferrandina sont les olives toastées. La production de la basse vallée d'Agri se concentre dans les communes de Aliano, San Arcangelo, Roccanova et Missanello

. Là aussi, la culture de la « maiatica » prédomine. La plupart des pressoirs sont désormais dotés d'appareils ultramodernes qui, contrairement aux pressoirs traditionnels, garantissent un meilleur rendement ainsi qu'une excellente qualité. Depuis toujours, l'huile d'olive est la base de tout plat lucanien, c'est pour cette raison que les producteurs ont acquis une si grande expérience, garantie de saveur et de qualité. Naturellement, il est question ici d'huile extra-vierge d'olive, filtrée ou non filtrée, obtenue par la première pression à froid, mécanique des olives, et d'huile vierge d'olive, obtenue par la pression mécanique. Enfin, il faut rappeler que la meilleure huile d'olive est celle obtenue entre novembre et décembre de la première récolte. La grande majorité des restaurants de la région utilisent l'huile d'olive produite in loch qui donne à la cuisine cette saveur si particulière. On peut acheter l'huile d'olive directement dans les pressoirs ou dans les épiceries.

 

La nourriture de cette région à la population parsemée peut sembler aussi austère que ses hauts plateaux. Cependant, il émane de la cuisine régionale une chaleur ensoleillée qui devient souvent de feu à cause du piment appelé "diavolicchio" qui accompagne plus d'un plat.

Les gens du Basilicate - une région également connue sous le nom de Lucanie - partagent avec leurs voisins du sud des Pouilles ou de Calabre, un goût prononcé pour les pâtes et les légumes, les fromages de montagne, l'agneau, le mouton et le porc. Comme la viande a toujours été utilisée avec parcimonie, les propriétés de conservation du porc ont été exploitées en charcuterie comme la saucisse connue sous le nom de "luganiga(littéralement, la saucisse de Lucanie), saucisson ou le soppressata conservé dans l'huile d'olive ou le lard.

Les plats locaux couvrent une gamme de soupes de légumes et de haricots, des pâtes avec des formes particulières telle que les tubes roulés à la main appelés "minuich", des lasagnes aux haricots and les petites pâtes cuites appelées 

"strangulapreuti(l'étrangleur de prêtre). Un substitut des pâtes (ou du risotto) est le "grano", un plat de grains de blé cuits et servis avec une sauce ou en gateau ("grano dolce"). 

Les haricots de la ville de Sarconi ainsi que les poivrons de Senise sont protégés par des IGP.

La région est fière de ses fromages : le pecorino (fromage de brebis), et le caciocavallo issu de la race ancienne de vaches Podolica. A noter qu'une partie de la DOP de Caciocavallo Silano est en Basilicate. Le lait de vache est également utilisé pour la "manteca", une pâte filée crémeuse en forme de petite gourde modelée à la main et renfermant une boulette de beurre fin, ainsi que le rare burrino farcito, farci de beurre et de saucisson.

Le Basilicate, bien que modeste producteur de vin en terme de volume, produit un vin rouge grandiose, l'Aglianico del Vulture, qui porte le nom d'un vin introduit par les grecs antiques et du volcan sur les pentes duquel les vignes sont plantées. Lorsqu'il est vieilli, il fait un parfait accompagnement pour l'agneau et les fromages. Les doux et souvent pétillants Moscato et Malvasia sont assez rafraichissants. Plus d'informations sur les vins du Basilicate

Région Basilicate du Sud de l'Italie (9 994 km2 avec 591.338 hab en 2007,. Densité de 59 habitants par km 2), entre les Pouilles, Campanie et la Calabre, humides pour une courte distance de la mer Tyrrhénienne, SW

 (entre Sapri et Scalea) et la mer Ionienne, se (entre Nova Siri et Metaponto). Il est divisé en deux provinces de Potenza (capitale régionale) et Matera et compte 131 municipalités. 

Le nom apparaît pour la première fois dans un document de 1175 et semble dériver de celui du fonctionnaire byzantin (de basilikos) qui administrait en sec. 11e partie de l'ancienne Lucanie; le nom Lucania

 remplacé celui de Basilicate de décembre 1932 jusqu'à la Constitution est revenue au nom médiéval. 

Le territoire est presque 70 % de montagnes (Apennin Lucano), 22% de collines et de terrain plat pour seulement 8%. La région est caractérisée par l'érosion intense, aussi en raison de l'action de l'homme sur le couvert forestier ; les glissements de terrain sont très répandues et B. font de la région avec le plus grand nombre de municipalités touchées ou menacées ; l'instabilité est également accentuée par la forte activité sismique dans la région. Dans la partie occidentale, ils sont hauts montagnes calcaires, avec des phénomènes karstiques sur les hauts plateaux, creusés à des bassins, flanqués de contreforts qui descendent vers la mer Ionienne. A N et le centre, les résultats ne dépassent pas 2 000 m (Monte Volturino 1836 m); plus impressionnant S est le Sirino (2005 m), avec des traces glaciaires, et surtout Pollino (2248 m), qui marque la frontière entre B. et la Calabre. La partie orientale est formée par des sols plus récents (argile, marnes, sable), avec de hautes formes vallonnées pas plus de 600 m, ou des étagères fortement érodées où il y a des glissements de terrain fréquents ; à la Puglia et la lisière metapontina Murge, il y a de vastes terres alluviales et de la plage de importuosa et droite. Dans le bloc nord-est, le vautour (1326 m), volcan éteint, le seul situé sur l'est de l'arc de côté péninsule des Apennins, avec des lacs de cratère de Monticchio. Les bassins de la région sont limités et de mauvaise prolongation ; rivières (Bradano, Basento

, Agri, Sinni et Ofanto, qui marque les limites vers NE) ont un caractère torrentiel avec des inondations impétueux, tandis que l'Agri et Sinni ont des débits plus constants ; plusieurs réservoirs sur Bradano (lac Sainte-Giuliano) ont été construits, l'Sinni et sull'Agri (lac des Petrusillo), en particulier pour l'irrigation. 

Le climat varie de Basilicate.
 Tyrrhénienne, battu par la pluie, à la lisière interne et ionique, caractérisée par des étés très chauds et une forte excursion annuelle. Les températures moyennes comprises entre 7 et 10 °, C dans le mois le plus froid (Janvier) et de 25 à 29 ° C dans le plus chaud (juillet); précipitations, de 600 mm par an de la gamme Murgia, même dépasser 2500 dans l'arrière-pays de Maratea. Dans la végétation, modifiée par l'homme, on peut distinguer quatre zones différentes : la Méditerranée (Jusqu'à 400 m : espèces Mastic, myrte, etc.), la forêt sub-montagne de chênes et de châtaigniers (400-1000 m), la forêt de montagne hêtres et de conifères (Ce dernier en particulier dans le Pollino: de 1.000 à 2.000 m), et l'alpage. 

Inversé, la tendance de la migration liée au flux intense de rendements, il a commencé depuis l'année 1970 a continué dans les années 1980, bien équilibrée par la contraction du taux de natalité causée par une population vieillissante.
 À partir des années 1990, a présenté une reprise modérée de la tendance négative. Les deux provinces, Potenza et Matera, la première a maintenu jusqu'à présent un avantage évident en termes absolus. Le déclin de la population affecte surtout les petites municipalités de l'intérieur, dont les ressources dépendent souvent exclusivement sur ces envois de fonds. Dans cette dynamique, il a suivi l'abandon de vastes superficies de terres, et l'affaiblissement progressif des communautés locales traditionnelles, telles que les groupes albanais de Vulture et les montagnes Pollino

Recettes Basilicata Lucanie

Acquasale

Aubergines rouges farcies farcis au poisson

Acras de Morue

Affogato en verrines

Lucanie sauce Arrosto lucano

Aubergines rouges

Aubergines farcies

Aubergines sautées aux tomates et au jambon

Basilicata Fromages

Beignets de Pomme

Beignets à la ricotta

Cote bette panée

Gratin de côtes de bette 

Boudin aux pommes et poires

Crème de betteraves rouges

Tagliatelle aux bolets

Biscuits à la sauge

Cabillaud au fenouil

Cannellonis au thon et à la tomate recette

Cannelloni ricotta

Chaussons aux légumes

Courgettes   à la menthe   poivre   Senise  

Courgettes à la Menthe avec Poivrons Sec

Filets de soles aux brocolis

Frittata aux oursins

Frittata de pommes de terre au four

Fritelle de ricotta

Fromages Basilicata Lucanie

Fruits de mer avec des fèves et de l'ail

Fusilli Aux Feves Basilicata

Fusilli et mie de pain

Les principales coupes de porc

Linguine ou spaghetti à la marinara

Linguine ou spaghett iaux anchois et Tomates ricotta

Gateau salée

Gâteau sucre-sale

Gigot d'agneau au four

Gnocchi ricotta

Gnocchis aux poireaux et au ricotta de chèvre

Gnocchis aubergines mozzarella

Gnocchis frits à l' italienne

Gratin de pommes de terre

Gratin de macaronis aux poivrons

Gratin de côtes de bette 

Lapin aux olives et safran (240 cal.)

Lasagnes, poivrons, courgettes fromages

Les Haricots de Sarconi Igp

Involtini di peperoni

Macaroncini in insalata

Macaronis farcis

Brochettes d’agneau au melon

Olive noires au four

Orecchiette pâte avec sauce Côtelettes Lucania

Poulet aux concombres

Pane di Matera

Pasta fagioli

Pâtes aux tomates séchées

Penne thon et ricotta, 

Peperone di Senise Igp

Peperoni di Senise farcis à la viande

Petits flans de câpres et olives 

Poivrons surprise

Polenta alla Spianatora

Pigeons farcis

Pleurotes à la fungitiello

Poulet au gingembre

Polpo in galera

Poulet a la sauce piquante

Poulet potacchio

Poulet frit a la sauge

Poulet farci désosser

Pilon de poulet au câpre olive et tomate

Découper une voilaille

Pommes de terre et orties frites

Polpette di melanzane e scamorza

Paupiettes de viande aux epinards

Poulpes ou seches à l'inzimino'

La rafanata

Ragù alla Potentina

Rasciatielli au fromage et au poivre

Risotto aux poivrons

Risotto aux épinards et à la ricotta

Ruote aux poireaux

Salade de pâte aux 3 poivrons

Soupe de  cèleri

Soupe de borlotti frais et fenouil sauvage et pancetta

Spaghetti aux cigales de mer courgette crevettes

Spaghetti aux aubergines au four

Spaghetti ammudicati

Spaghettis aux sardines

Spaghetti avec des herbes hachées

Spaghetti avec des tomates vertes et anchois

Spaghetti aux courgettes frites et basilic

Spaghetti aux olives et anchois frais

Spaghetti aux maquereaux

Spaghetti aux petites boulettes de langue

Strascinati a la ricotta et ç la saucisse

Strascinati à la menthe

Strozzapreti à la potentine

Taralli Lucani

Trecchina

Tripes Lucanie Basilicate

Tripes Risotata

Tortiglioni au gratin

Tourte courgettes et viande

Vins Basilicata

Vermicelli con le vongole

Soupe de borlotti frais et fenouil sauvage et pancetta

14 Plats typiques et recettes dans Ripacandida


Les Châteaux

Province de Potenza





Avigliano-Lagopesole:
 si le château de Melfi est le plus connu, celui de Castel Lagopesole est de loin le plus beau, le plus magique, le plus mystérieux.
 Encore imprégné de l'esprit du grand Frédéric II, c'est le dernier des châteaux édifié par l'empereur souabe qui y vécut de 1242 jusqu'à sa mort, en 1250. Sur la route qui va de Potenza vers le Vulture, il se montre puis se cache à la vue, solitaire, splendide lorsque le soleil l'illumine. Sa forme rectangulaire le distingue de la figure hexagonale normalement adoptée pendant le règne de Frédéric II. Le château présente deux parties, la première se concentre autour de la cour d'honneur, l'autre est plus militaire ; au milieu, s'élève le donjon. Grâce à sa position, sur la route conduisant aux Pouilles, il constitue un lieu de halte et une base de chasse, grande passion du roi. L'édifice existait probablement avant Frédéric II, car c'est là que se réconcilièrent le pape Innocent II et l'abbé Rinaldo de Montecassino, en présence de l'empereur Lothaire de Saxe, au temps de la guerre contre Roger le Normand. En 1268 et en 1294, Charles d'Anjou y séjourna (et y fit faire des travaux de restauration). En 1416, il devint propriété, ainsi que Melfi, de la famille Caracciolo. En 1531, Charles Quint en fit don à la famille Doria. Musée provisoire, il abrita dans ses salles les objets rescapés au tremblement de terre. Cette fonction en fit le témoignage de l'âme et de l'histoire lucanienne.

Brienza:
 le village est dominé par les vestiges du château angevin, reconstruit en 1571. On notera son donjon cylindrique, sa demi-tour circulaire flanquée au milieu de la courtine d'enceinte à la fonction défensive. Le séisme de 1980 l'a assez endommagé.

Genzano di Lucania:
 le château angevin du 18e siècle accueille aujourd'hui les locaux de la mairie de Genzano ; dans les environs, l'on admirera le château de Monteserico (542 m) où les Byzantins furent plies par les Normands en 1041. Les Souabes l'agrandirent. Les visiteurs remarqueront ses voûtes en berceau et les grottes préhistoriques situées dans ses souterrains qui accueillirent les premiers moines basiliens.

Laurenzana:
 situé en hauteur, le château offre un coté naturellement inaccessible. L’ensemble architectural, datant d’après la naissance du centre urbain, remonte au XII et XIII siècle. Durant les siècles suivants, de nombreuses interventions, parfois radicales, ont été réalisées. Le château garantit le parfait contrôle de tout le territoire environnant, grâce à sa position dominante et à ses tours circulaires. À l’intérieur des murs d’enceinte étaient présentes d’autres formes de défense, qui rendaient la citadelle pratiquement imprenable. Actuellement, le château, bien que fortement dégradé, conserve son côté majestueux par sa position dominante sur le bourg.

Lavello:
 le château fut construit sous la domination souabe, mais fut entièrement refait en 1600. Il abrite aujourd'hui la mairie et un petit « Antiquarium ».

Melfi:
 sans doute, le château le plus connu de la région. Érigé par les Normands, il fut agrandi par les Souabes et les Angevins. C'est dans ses salles que Frédéric II promulgua les « Constituions Augustes » du règne de Sicile. Les Angevins réalisèrent la courtine extérieure et les hautes tours polygonales, œuvres de Riccardo da Foggia. L'absence de tours cylindriques et la forme de l'édifice (un quadrilatère irrégulier) furent conditionnées par la conformation du terrain.
Au XVIe siècle, il devint propriété de la famille Doria qui en transforma surtout le corps central.
 Les bâtiments réservés aux écuries et aux étables rentrent dans la salle du Trône et la salle des gardes située au-dessous. Il abrite aujourd'hui le Musée national de la région de Melfi.

Moliterno:
 ancienne cité très vivante qui entoure la remarquable fortification. A l'intérieur des remparts, le donjon, qui date de la domination lombarde, et les deux tours furent construites successivement.

Muro Lucano:
 malheureusement, après le tremblement de terre de 1980, il ne reste du château que quelques pierres et des ruines.

Oppido Lucano:
 vestiges importants d'un château au plan irrégulier qui s'intègre parfaitement dans le labyrinthe de ruelles.

Palazzo San Gervasio:
 la ville prend son nom de la domus de chasse de Frédéric II. Le château a été remanié, mais on distingue encore son style d'origine avec ses deux grosses tours à pointes carrées, ses quatre fenêtres bilobées et sa loggia trilobée. A côté, un bâtiment de la même époque destiné aux écuries. Pietragalla : comme pour Marsiconuovo, citons le remarquable palais ducal de la famille Acquaviva. Il date du 15e siècle et fut restauré en 1700.

Senise:
 les tours et les créneaux du château indiquent qu'il fut construit au XIIIe siècle. Toutefois, il fut remanié au XVe siècle.

Venosa:
 le puissant château aragonais qui domine la place Umberto fut édifié en 1470 par Pirro del Balzo qui maintint les caractères défensifs de la forteresse angevine. Il n'est pas sans rappeler le château de Castelnuovo (ou Maschio Angioino) de Naples. Les tours abritaient les prisons sur les murs desquelles on a retrouvé des inscriptions gravées. Entouré d'un profond fossé, on y accède par un long pont.


Lieux à visiter en Basilicate

Maratea

Potenza

Matera


Meteo Maratea
Moteur de recherche interne avec Google