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Padoue-Padova

 

Vénétie
Quand on parle de la Vénétie, on pense à Venise : la Place Saint Marc, , les lagunes, les gondoles dans le Grand Canal, le pont des Soupirs, le Carnaval effréné, les architectures grandioses, les chefs d’oeuvres d'art, les palais somptueux, la magie des "rues", le Festival International du Cinéma, la Biennale de l'Art, le Théâtre de la Fenice, les universités prestigieuses, les nombreux signaux de la splendeur et de la richesse fastueuse d'une puissance marine qui a dominée la Méditerranée pendant cinq siècles.
Mais la Vénétie ne s'arrête pas à Venise et sa nature n'est pas seulement la mer. Son côté montagneux exhibe des scènes de beauté inhabituelles. Les Alpes dolomitiques vus depuis Cortina d’Ampezzo, une célèbre station de sports d'hiver, dans la province de Belluno, sont un spectacle grandiose. Et tout le secteur du delta du Pô, dans la province de Rovigo, offre une ambiance naturelle unique.
À Padoue, ville ancienne et cultivée, la basilique majestueuse qui garde les reliques de Saint Antoine attire chaque année à millions de pèlerins. Les villas Paladianas attirent aussi l’attention, appelées ainsi par le nom de son auteur, le grand architecte Andrea Palladio qui dans le XVIe siècle a projeté et a construit des bâtiments qui suscitent encore aujourd'hui un grand étonnement par leur beauté harmonieuse, comme la Rotonde de Vicence. À Vérone, la ville immortalisée par Shakespeare dans son Romeo et Juliette, le rendez-vous obligé, en été, est de prendre part à un spectacle nocturne d'opéra dans l’Arena.

PADOUE

Selon la légende que Virgile reprend dans l'Enéide quand il raconte d'Antore et de sa fuite de Troie en flammes. le héros troyen. échoué sur les côtes de la Haute Adriatique, y aurait fondé Padoue aux alentours de 1183-1185 av. J-C.
Les recherches archéologiques ont relevé que le premier établissement, dans l'aire où Padoue sera bâtie, remonte au XI-X siècle av. l-C., et il a été retrouvé au coeur actuel de la ville, face à l'Université.

En Effet, une boucle du Brenta, l'ancien Medoacus, avait ici son centre avant de bifurquer et de rejoindre l'Adriatique en traversant la lagune. Aux environs du VIIIe- VIle s., dans cette aire commencent à s'établir les premiers foyers des aieux des padouans, les paléovénètes dont la civilisation gagne par la suite les deux rives du Brenta en fondant un premier habitat avec ses lieux de culte et ses cimetières. Ce sont les "Vénètes" qui, en 302 av. J-C., chassèrent de la lagune le roi spartiate Cleonimus qui saccageait quelques villages (Tite Live).

 

Par la suite, lors des invasions gauloises, les Vénètes se rangèrent du côté de Rome (Polibius) et c'est toujours à Rome qu'ils s'adressèrent pour calmer les luttes intestines du ile s. av. J-C. (Tite Live).
La romanisation fut cependant longue et pacifique. D'abord, les Vénètesfurent 'socü"deRome, ensuite le droit latin leur fut accordé et enfin le droit romain. C'est dans une ville déjà complètement romanisée que naissait Tite Live en 59 av. J -C., et en 49 av. J -C. Patavium devenait "municipium" romain. La cité a désormais une physionomie urbanistique bien définie, formée par le forum où se trouvent actuellement les places, le port fluvial à l'emplacement de l'actuelle université, les ponts qui existent encore de nos jours bien qu'ils soient enterrés et, en dehors des murs, l'arène au nord et le théâtre au sud, où de nos jours se trouve le Prato della Valle. Centre d'échanges terrestres et fluviaux, sa force réside dans le commerce et la prodction de laine, réputée dans tout l'empire romain.

Son territoire est divisé en centuries, surtout au nord de la région vers Castelfranco et au sud, vers Piove di Sacco. Le calme relatif des premier siècles de notre ère permit l'essor du christianisme, surtout grâce à l'évêque Prosdocimus qui, avec Sainte Justine, martyre sous l'Empereur Maximien, deviendra un des saints protecteurs de la ville.

Moyen Age

Entre-temps, c'est le début des invasions qui touchent la ville en 401 avec Alaric et en 451 avec Attila, puis la guerre gothique commence, avec Padoue sous la domination de l'Empereur d'Orient, Justinien. Elle est encore aux mains des byzantins lors de l'invasion de Lombards, mais en 601 Agiluifo s'empare de la ville et la rase au sol: c'est la fin de Patavium, ville romaine vieille de plusieurs siècles, qui subira d'autres coups au cours de l'invasion hongroise de 899 apr. J -C.. La permanence de la chaire de l'évêque durant la période lombarde permettra à la ville de conserver sa dimension urbaine et influencera la reprise qui au Xe siècle verra la renaissance de Padoue.

La présence de la Cathédrale, de l'Eglise Sainte Justine, des monastères et des nouvelles églises paroissiales sont les éléments qui tracent la nouvelle physionomie de la cité médiévale dans laquelle la croissance de la population va de pair avec l'essor des échanges et de la richesse. C'est ainsi que même la ville s'étend et malgré le tremble- ment de terre de 1117 et l'incendie de 1174, elle augmentera d'au moins cinq fois son noyau original (l'insula). Une fois encore, Padoue devient le centre dëchanges et d'affaires d'un vaste territoire auquel elle est reliée par un réseau bien organisé de routes et de canaux navigables, parmi lesquels le Brenta est le plus connu.

L'Epoque de la Commune et la domination des Carrara


C'est à cette période que lentement se forme la Commune, au début gouvernée par des consuls élus tous les ans, puis à partir de 1175 par un podestat: période qui marque un temps d'arrêt avec la domination d'Ezzelino III da Romano, pour le compte de Frédéric II. Personnage historique peint sous de sombres couleurs par l'historiographie de l'époque, à laquelle il ne faut pas toujours croire, il conserve la ville à un bon niveau en intervenant surtout sur l'enceinte desfortifications. Après la mort de Frédéric II et la défaite et la mort d'Ezzelino en 1259, la Commune de Padoue voit naÎtre sa meilleure phase, durant laquelle elle étend son pouvoir de Rovigo à Vicence et Bassano, en se développant outre les murs du X Ile siècle. L'Université, fondée en 1222, jouit d'une renommée internationale et la culture padouane compte les noms d:Albertino Mussato, Pietro d:Abano et Marsilio pour représenter une phase qui par la suite sera appelée 'pré-humanisme" padouan.

Giotto, Giusto de' Menabuoi, Guariento et Altichiero travaillent à Padoue, on reconstruit le Palais de la Raison et on termine la Basilique du Santo. L'expansion en Vénétie mène cependant à des guerres avec la seigneurie des Scaligeri et à une série de luttes internes auxquelles on essaie de remédier en confiant le pouvoir à une seule personne: c'est le début de la seigneurie des Carraresi, qui coincide toutefois avec une involution sociale qui voit la suprématie d'une oligarchie liée à la famille des Carrara. La ville devient de plus en plus grande; on com- plète l'enceinte de la ville qui est reliée au nouveau palais des Seigneurs par un long passage sur des arcs. Padoue vit sa période la plus florissante avec François le Vieux de Carrara: la domination s'étendjusqu'à Bellune et Trévise, la manufacture des laines est en plein essor et Pétrarque fréquente la cour. Cependant Venise, qui est préoccupée par la présence derrière elle d'un état autonome fort, est un obstacle à la politique d'expansion: les guerres qui s'ensuivent mèneront, en 1405, à la prise de Padoue par la République Sérénissime et à sa domination quatre siècles durant, soit jusqu'en 1797.

La Domination Vénitienne

A partir de ce moment, la ville partage le sort de la République de Venise qui agrandit et favorise le "Studio" universitaire en le transformant en centre cultu- rel de renommée européenne. En 1509, l'Empereur Maximilien assiège la ville, mais il en sera chassé; après cet épisode Padoue sera entourée d'une nouvelle et puissante enceinte, qui en partie existe encore aujourd'hui, et qui freinera le développement urbain au cours des siècles suivants, et ceci jusqu'après la deuxième guerre mondiale. A l'intérieur la ville s'enri- chit de plus en plus d'édifices publics et privés: pour souligner sa présence, la République construit la 'Loggia du Capitanio' restructure le Palais des Carrara, réalise le Mont-de-Piété; les familles nobles padouanes n'en font pas moins avec la construction de palais nouveaux ou expressément remaniés; et l'Eglise elle-même entreprend des oeuvres imposantes, comme le Dôme ou la basilique Sainte Justine.

En même temps la rationalisation du territoire continue avec la création des villas qui appartiennent, pour la plupart, à la noblesse vénitienne et, en moindre partie, aux familles nobles padouanes. Entre le XVe et X VIe s., grâce à l'envie de construire et à la ferveur culturelle, des artistes importants s'établissent dans la ville: il suffira de mentionner Donatello, Mantegna, Ammannatti Falconetto, la présence de Titien au Santo et, au X VIe siècle, l'intervention de Michel-Ange dans la reconstruction de l'abside du Dôme. A la même époque, l'Université enregstre la présence de nombreux étudiants étrangers, attirés par les professeurs illustres parmi lesquels Copernic, Fracastoro, Toscanelli et encore Vesalio, Galilée, Bellarmino et d'autres encore.

Les Dominations Française et Autrichienne

La présence de l'Université sera particulièrement
importante pour l'introduction des idées nouvelles venant d'au-delà des Alpes au cours du XVlle s. et peu avant la chute de la République de Venise: au début la noblesse padouane était favorable aux Français qui occupent la ville en avril 1797 et la cèdent par la suite à Autriche avec la Traité de Campoformido. A nouveau française pendant une brève période, puis incorporée au Règne dltalie, Padoue redevient définitivement autrichienne en 1813 et le restera jusqu'en 1866. En 1848, durant les émeutes du Risorgimento, l'insurrection du 8 février part de l'Université et du fameux Café Pedrocchi: une liberté qui ne dure que quelques mois. La chute de la République de Venise, la succession des Français et des Autrichiens ont pour conséquence une grave dispersion du patrimoine artistique de la ville qui culmine dans la démolition des vieux monastères et édifices religieux; à ces épisodes ne correspond pas un renouveau, excepté l'oeuvre de Giuseppe Jappelli. La ville se ressent de la crise même au point de vue économique, crise liée au type d'économie agricole et, seulement à partir de 1825 nous aurons une reprise dans l'artisanat et le commerce, tandis qu'apparaÎt une classe dirigeante d'entrepreneurs qui côtoie la noblesse foncière. La liaison de la ville, en chemin defer, avec Vérone et Venise, sera une des raisons de son développement économique, justement basé sur le commerce et les affaires: c'est aussi le début de l'expansion en dehors des murs du XVIe siècle qui donnera naissance à une périphérie concentrée.

Padoue au XX e siècle

Au cours de la première guerre mondiale, la ville est le siège du Commandement Militaire, étant située dans l'arrière tout proche, et subit des bombardements qui ont pour conséquence l'incendie de la coupole de l'église du Carmine: mais bien plus grave sera le bombardement qui, durant la deuxième guerre mondiale en 1944, détruira l'église des Augustins et les fresques de Mantegna dans la Chapelle Ovetari. L'essor économique de l'après-guerre est particulièrement impétueux et transforme la ville en centre commercial de première importance. Par contre, les transformations subies par son tissu sont la cause des problèmes d'environnement et de qualité de la vie, semblables à toutes les villes mais qui sont particulièrement évidents a Padoue à cause de l'habitat qui en substance est resté médiéval: en particulier, l'enterrement des canaux intérieurs a irrémédiablement bouleversé l'équilibre urbain qui était né et s'était développé en harmonie avec l'eau.

Arene Padoue

Seul témoignage de la ville romaine, l'arène se présente de nos jours avec ce qui reste des murs intérieurs autrefois reliés par des voûtes à un autre mur qui soutenait les gradins. Vue de l'extérieur la construction élliptique se présentait avec 80 arcades. Elle date de 60- 70 apr. J-C.

L'arène. qui rut achetée au XIVe s. par les Scrovegni, devint une partie intégrante du palais de famille qui comprenait également la chapelle de Notre Dame de l'Annonciation: le palais fut détruit au XIXe s. alors qu'il appartenait à la famille Foscari.

L'arène ou amphithéâtre construite en dehors des murs de la ville, allait de pair avec le théâtre, construit lui-aussi en dehors des murs, à l'emplacement actuel du Prato della Valle.

Basilique du Santo


C'est ainsi que s'appelle la basilique de Saint Antoine, le saint padouan par antonomase, érigée aussitôt après la mort du moine franciscain en 1231 sur l'ancienne petite église Santa Maria où il voulut être enterré.

Edifice particulièrement imposant il est caractérisé par l'union d'élements romans et gothiques, mais il rappelle aussi les motifs orientaux surtout dans la coupole centrale et dans les clochers latéraux, sorte de minarets. Des adjonctions et des remaniements se succédèrent au cours des siècles, faisant de la Basilique, le temple padouan par excellence: d'autre part, la Commune ellemême intervint dans sa réalisation.

A l'intérieur, sont conservés d'importants cycles de fresques d'Altichiero, Avanzo et Giusto de' Menabuoi et surtout le maître-autel réalisé par Donatello en 1444, chef-d'oeuvre du maître toscan qui, sur le parvis de la Basilique, laisse l'autre oeuvre padouane fondamentale, la statue équestre du Condottiere Gattamelata (1447). Toujours sur le parvis, au sud, se trouvent l'oratoire Saim Georges avec les fresques d'Altichiero (1384) et l'Ecole du Santo où en 1511 Titien peignit trois histoire de la vie de Saint Antoine.

Chapelle des Scrovegni

Entre mars 1303 et mars 1305. Enrico Scrovegni fit construire, à côté du palais familial aujourd'hui disparu, la chapelle dédiée à la Vierge de l'Annonciation: une chapelle votive pour l'âme de son
père Reginaldo, mis en enfer par Dante parce qu'usurier. L'intérieur, une unique nef dominée par une voûte en berceau, fut peinte à fresque pa Giotto avec la vie de la Vierge et du Christ. Le cycle est composé de 38 scènes disposées sur trois rangs le long des parois latérales, sur t'arche du presbytère et sur le mur de façade où est représenté le grandiose Jugemi!nt Dernier.

La voûte est décorée par un faux ciel étoilé où, dans dés médaillons, apparaissent Christ, des martyrs et des prophètes.
Cette scène représente le chef d'oeuvre absolu de Giotto, avec lequel le peintre ouvre vraiment une nouvelle ère dans t'histoire de

l'art, en proposant un rapport nouveu et révoluttionaire entre les figures et l'espace pictural qui dépasse définitivement la lecon byzantine.

info : www. cappella degli scrovegni .it

Le Palais de la Raison - Le Salon

Le Palais de la raison - appelé (amilièrement "le Salon" - de la vie civile dès les origines, semble avoir été construit sur l'ancien forum romain de Padoue. Construit en 1218, agrandi entre 1306 et 1309 par frà Giovanni degli Eremitani. il fut alors recouvert par la grande structure en bois et plomb, véritable merveille d'ingénièrie et d'art, non seulement pour l'époque.

La tradition veut qu'à l'intérieur les fresques du cycle astrologique représentant des signes zodiacaux, des planètes et leurs infleunces, aient été peintes par Giotto, sur la base des textes du médecin et astrologue padouan Pietro d'Abano: détruites dans un incendie, elles furent repeintes en 1420 par Nicolo Miretto avev un peintre ferrais.

A l'intérieur, se trouve encore un gigantesque cheval de bois, utilisé par la famille Capodilista pour un manège. Autrefois siège des tribunaux, au rez-de-chaussée il abrite, encore de nos jours, le marché de la ville et cela depuis le XIIIe siècle.

Palais de L'Universite

L'Universitè participe, elle aussi, à la reconstruction du XVIe siècle,
en remaniant l'aire occupée depuis 1493 par l'établissement padouan.
Ici, étaient concentrées les maisons des principales familles de Padoue (Papafava, CapodivaccaJ qui, par la suite, deviennent le siège de l'Hôtel à l'enseigne du Bo' (boeuj) oui a donné son nom au palais.

En 1552. Andrea Moroni aména - I geait l'édifice central autour de la
cour à double loggia superposée respectivement de style dorique et ionique, décoré dans les entablements par des motifs classiques à bucranes et têtes de lion. De 1542 à 1688, s'était établie la coutume de placer sous les loges: les armoiries des élèves licenciés à l'Université: un répertoire particulièrement riche et significatif pour l'histoire de l'Université.

Porte Molino Padoue

Les chroniques racontent que les premiers murs de Padoue furent érigés en 1195 et que la première enceinte, celle qui renfermait le vieux centre romain de la ville, fut complétée en 1210.

Par la suite, avec l'expansion de la ville, deux autres enceintes furent ajoutées, une à l'époque communale d'Ezzelino et l'autre à l'époque des Carrara. Sur cette dernière, Venise érigea au X VIe s. l'enceinte actuelle. La porte et le pont Molino sont parmi les vestiges les mieux conservés de la première enceinte, qui comptait au moins 19 portes et passages: le nom dérive des nombreux moulins à eau qui autrefois bordaient le fleuve et qui furent démolis à la fin du XIXe sièc/e. Le pont, à cinq arches, est d'origine romaine.

The Molino (Mill) Gate and bridge are among the best preserved remains of the first city wall, which had no less than nineteen doors and throughfares; the name is derived from the numerous watermills which once floated on the river, and which were demolished at the end of the Nineteenth Century. The bridge has five arches and is of Roman origin

Porte Altinate

La Porte Altinate était particulièrement importante au Moyen Age, elle reliait Padoue à la lagune et à Altino: actuellement encaissée entre des bâtiments modernes, elle disparaît, engloutie par le trafic, tout comme est enterré le pont romain à trois arches qui enjambait le fleuve, devenu aujourd'hui "Riviera des Ponts Romains ".

En 1256 les Croisés, qui chassèrent de la ville Ezzelino da Romano, entrèrent par Porte Altinate. Elle fut reconstruite en 1286.

Art Padoue: Eglise des Augustins

L'ordre des Augustins, fondè en 1256. avait à Padoue déjà en
1276, sa propre église et son couvent, destiné à devenir un important centre spirituel et culturel.

En 1306, Fra Giovanni degli Eremitani, moine du couvent, célèbre pour avoir réalisé la grande couverture du Palais de la Raison, recouvrit l'église avec un toit original que nous voyons de nos jours dans la reconstruction effectuée après le bombardement de 1944, qui détruisit aussi une partie des freques de Guariento dans l'abside et surtout la Chapelle Ovetari, peinte à fresque par Andrea Mantegna, N. Pizolo, A. Vivarini et G. d'Alemagna: de nos jours, il nous reste la Vierge de l'Assomption dans l'abside, la vie de Saint Christophe sur lu paroi de droite et le retable en terre cuite de N. Pizolo.

Dans les chapelles des vieilles familles de Padoue, sont conservées les fresques d'Altichiero, Giusto de' Menabuoi, Guariento tandis que les deux monuments funéraires d'Ubertino et Jacopo da Carrara proviennent de l'église Saint Augustin qui a été démolie.

Au cours du bombardement aérien :ie 1944, l'église des Augustins fut détruite en même temps que les fresques de Mantegna dans la chapelle Ovetari et la moitié de la chapelle absidale avec les fresques que Guariento avaient réalisées juste après les travaux de la chapelle des Carrara au Palais. Les scènes conservées sur la paroi gauche représentent la vie de Saint Philippe et Saint Augustin le Jugement Dernier et la vie de Saint Jacques étant disparus et sont caractérisées par un style gothique prononcé surtout dans la représentation des planètes et des âges de l'homme du soubassement.

Une des plus grandes pertes dues a la deuxième guerre mondiale fut sûrement la destruction de la Chapelle Ovetari chez les Augustins. réalisée avant 1455 par Mantegna avec au début. Giovanni d'Alemagna, Antonio Vivarini, Nicolo Pizolo auquel nous devons l'autel en terre cuite.

Il reste, parce qu'elles avaient été enlevées avant la guerre, les scènes représentant Notre Dame de l'Assomption, le martyr de Saint Christophe et le transport de son corps, Le cycle racontait en fait la vie de Saint Jacques et saint Christophe avec les images des Saints et des Pères de l'Eglise: Mantegna à 20 ans se révèlait comme un interprète mûr et profond de la nouvelle culture renaissante qu'il interprétait d'un point de vue padouan.

Sainte Sophie Padoue

Peut-être construite sur des bases paléochrétiennes, à leur tour fondées sur un édifice romain important - la zone était importante car elle était au croisement de trois grands axes - l'église Sainte Sophie remonte probablement à la fin de l'An Mil, quand des maÎtres vénitiens réalisent la crypte, interrompue par la suite.

L'édifice date du début du XIle siècle et l'inclinaison de la façade est due à des affaissements de terrain. Le toit à deux pentes et le portail flanqué de niches reprennent un modèle courant de la lagune

Piazza dei Signori

La Tour de l'Horloge
En 1405, la République de Venise soumet définitivement Padoue et les Carrara. Selon l'usage de la Sérénissime, tous les symboles de la Seigneurie sont éliminés et le Palais devient le sièges du Capitanio, le régent militaire de la ville. C'est ainsi qu'en 1427, sur le portail d'entrée est élevée une tour, qui dix ans plus tard abritera la grande horloge, construite par Giovanni dalle Caldiere de
Vicence sur le modèle de celle du XIVe s. inventée par Giovanni Dondi et, pour cela appelée "de l'horloge'. A vec le mois, le jour, l'heure et les minutes, l'horloge indique aussi la position du soleil dans le Zodiaque et les phases lunaires. En 1532, Gio Maria Falconetto ajoutera le grand arc triomphal classique.

La Loggia du Conseilou "Grand Guardia"
Sous la domination de Venise, la "Piazza dei Signori" devint le cen- tre du pouvoir politique padouan: après l'incendie du Palais de la Raison en 1420, on y construisit la nouvelle salle du Conseil de la ville, commencée sur un projet d'Annibale Maggi da Bassano en 1496, mais terminée seulement en 1533. De style lombard, la loggia s'élève sur cinq arcades avec des fenêtres jumelées et trilobées sur le front. A l'intérieur, la grande salle fut décorée en 1667 avec un cycle de fresques dédiées à l'histoire de la ville, oeuvre du bolognais P.A. Torri.

Le Cafe Pedrocchi - Pedrocchino


Tout comme à Venise à lafin du XVJIIe s. et au début du XIXe, à Padoue, de nombreux cafés - ouvrirent leurs portes comme lieu de rencontre, de lecture et de société: en 1760, il existait officiellement au moins 40 cafetiers.

A l'un d'entre eux, Antonio Pedrocchi de Bergame, on doit la construction d'un des plus importans cafés européens, le Café Pedrocchi justement.

Il fut réalisé entre 1826 et 1831 par l'architecte Giuseppe Jappelli, dans un style néoclassique pur, en adaptant l'édifice à une aire triangulaire, dans le coeur de la ville: ce qui explique le plan en forme de piano du café à côté duquel, en 1838, fut construit le
"Pedrocchino ", édifice de pur style néogothique, destiné à recevoir la "offeleria", c'est-à-dire la pâtisserie.

A l'étage supérieur, à côté des salles décorées chacune d'une façon différente (salle égyptienne, grecaue. renaissante etc...) se trouve le grand salon des danses dédié à Rossini, ami de Jappelli. Le café devint immédiatement le centre de la vie sociale, fréquenté par les professeurs et les étudiants de l'Université voisine et théâtre en 1848 des émeutes du Risorgimento.

 

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Padoue a toujours été une importante ville d'eau, mais au cours du XX siècle, suite aux pleines qui submergeaient la ville et au déclin de la navigation commerciale, on commença un procès de rééquilibre des ressources de l'eau qui amena à un graduel envasement des canaux de la ville, jusqu'à l'envasement complet, dans les annés '50, du Canal Intérieur.
On envasa aussi le quai et la darse de l'Ecluse des Portes Contarine , dernier témoignage des fleuves navigables à Padoue.
Mais, au cours des années quatre-vingt, grâce à l'intérêt des associations et des hommes de la culture padouane, on déclencha un processus de redécouverte des eaux padouanes.
Tout d'abord, on effectua la récupération de l' escalier du XV siècle du Portello , peint par le Canaletto dans un célèbre tableau, enseveli par les siècles par des mètres de terre.
Puis on dragua et sectionna le lit et le bassin d'evolution du port fluvial du Portello, port qui était inutilisé depuis les annés '60, en permettant ainsi l'arrivée des navires à moteur d'une portée de cent tonnes de jauge brute.
On commença ainsi graduellement, a partir du '95, la navigation du Piovego avec des petites embarcations parmi lesquelles on rappelle le Bac Nuova Maria , la Padovanella et le Bac Antenore ; puis les premières navires à moteur apparurent au Portello vers la fin des années '90.
Et enfin, en mars de l'année 2000 on finirent les travaux de recupère de la Conque de navigation des Portes Contarine, reportant à la lumière aussi le beau quai en trachyte.
Le 21 mars 2000 à 18 heures et.demie le Navire à moteur Tiepolo , de 50 tonnes de jauge brute, avec une charge utile de 150 passagers, commandé par le capitaine Antonio Dalla Riva, provénant de Venise, fit son entrée triomphale dans la Conque qui venait d'être ouverte, en portant avec soi une centaine de passagers parmi lesquels le President de l'Association culturelle "Amissi del Piovego" (Les amis du Piovego) Elio Franzin, qui était depuis des années en première ligne pour la redécouverte des eaux padouanes, le capitaine adjoint Bruno Cappellozza, dernier d'une importante dynastie de pilotes fluviaux padouans, et l'opérateur Antonio Piccolo du group de la navigation "Les Bateaux de la Brenta".
C'était le premier navire à moteur avec des passagers qui accostait au coeur de la ville.
Les journaux de ce jour exaltèrent l'événement.
C'était le Début d'une nouvelle époque pour la navigation fluviale padouane.
François Pétrarque, attiré par les beautés des lieux, aimait composer ses rimes, tandis que le bateau naviguait dans le Canal de la Riviera Euganéenne pour atteindre ses vignobles d'Arquà "riant lieu solitaire parmi les Cols Euganéens, situé dans un milieu délicieux et salubre".Les propriétaires, les artistes et les commerçants, les voyageurs et les prélats, sillonnaient les eaux du Canal Battaglia, pour atteindre les Villas et les Châteaux dispersés le long de la Rivière Euganéenne, ou la multitude des commerces qui se tenaient à Battaglia. La Riviera Eunganéenne était la voie préférée par les nobles et les patriciens vénitiens pour atteindre en bateau leur Villas, construites le long du Canal Battaglia, et les résidences 'en montagne', situées sur les cols Euganéens , comme par exemple Villa Barbarigo, où se trouvent les anciens accostages des bateaux.


Le Canal Battaglia , complété en 1201; part de Padoue, de l'ancien bourg marinier du Bassanello et, en poursuivant tout droit, arrive à Battaglia Terme, puis continue pour Monselice où il rencontre les eaux du Canal Bisato . En naviguant de Padoue, Le Canal présente des levées hautes et vertes; " l'endigage " de la rive droite conserve encore le vieux chemin de halage où les chevaux tractaient les vieux bacs. Après le premier pont on peut admirer la très belle Villa Molin ,, du Scamozzi avec l'haut pronaos donnant sur l'eau et des précieux fresques à l'intérieur; c'est la première d'une intéressante série de Villas et de beaux bâtiments qui sont près du Canal; qui reprennent les thèmes et les styles architectoniques semblables à ceux de la Riviera du Brenta. Après une halte pour une dégustation de vins dans une demeure rurale, et naviguant dans le milieu changeant entre la luxuriante verdure et la cannaie , nous arrivons à l'ancien pont qui, à l'ombre des splendides platanes séculaires, se trouve en face du Château du Catajo , précieuse demeure de la renaissance tardive (1572), riche en fresques avec un grand cycle de Jean Baptiste Zelotti (1526-1578).
Et puis, voilà Battaglia Terme , ancien bourg de la côte, à la confluence des différents cours d'eau reliés aux Ecluses, avec un double rang de maisons serrés qui donnent sur le Canal et un intéressant pont aux marches en maçonnerie d'une claire influence vénitienne. En bateau, on peut rentrer dans la monumentale Cuve de Navigation , un grand manufacturé hydraulique qui nous permet de descendre d'une dénivellation d'eau de plus de 7 mètres, et d'accoster au Musée de la Navigation Fluviale qui nous offre un parcours historique du monde perdu du transport fluvial, tout en proposant des pièces et des témoignages de l'ancienne civilisation des fleuves.Et, tout en continuant notre parcours, à notre droite, apparaît, érigée sur le doux col de S.Elena, la Villa Selvatico-Sartori , du XVI siècle, avec sa coupole suggestive, et le perron majestueux sculpté au cours du XVII siècle, et le jardin dessiné en 1818 par Jappelli, les fresques de Luca Ferrari e Lorenzo Bedogni da Reggio (1650) au sujet de la légende d'Antenore, le fondateur de Padoue. Dans le passé il était possible d'atteindre en bateau aussi l'antique abordage de la Villa Barbarigo (XVI siècle), avec son merveilleux jardin à l'italienne mesurant plus de cinquante mille mètres carrés.
Villa Maldura Emo Capodilista , une oeuvre en style palladien attribué au Scamozzi. La Villa est entourée d'un grand jardin à l'italienne dans lequel s'alternent des parterres très bien préparés aux luxuriantes plate-bandes de roses, des viviers, des galeries de charmes et des bordures de fleurs vivaces. La navigation continue dans le suggestif scénario de l'étendue de la campagne aux pieds des Cols Euganéens en arrivant au port fluvial de l'ancienne ville murée de Monselice, important rempart défensif d'antan avec les vestiges du Château Ca' Marcello et l'ancien Donjon au sommet du col de la Forteresse.
Dans la deuxième moitié du XII siècle, le voyage fluvial de Padoue à Chioggia, qui entre autres assurait l'apprivoisement du sel, était constituée de l'étroit et sinueux canal de Roncajette; il était la voie d'eau plus fréquentée des marchands de l'arrière-pays pour atteindre les lagunes et Venise, mais aussi une importante voie militaire surveillée par des barques chargées de soldats et d'armes à défense de l'aguerri château qui se dressait à Bovolenta . Les familles illustres, les monastères, les anciens couvents se dressaient le long du fleuve en gérant des immenses propriétés de terrains dont les produits agricoles étaient transportés par la voie d'eau à Padoue ou jusqu'à la lagune. Plus tard, quand les coupures en 1201 pour ce qui concerne le Canal Battaglia et en 1209 pour ce qui concerne le Canal du Piovego furent terminées, une partie des commerces se détourna spontanément de Venise vers la Riviera de la Brenta qui offrait un trajet plus court e moins compliqué à cause des niveaux de l'eau; le trafic avec Chioggia fut détourné sur la directrice Padova-Battaglia-Bovolenta-Pontelongo, la voie plus la plus courte qui reliait les Cols Euganéens avec la lagune.
De la grande importance de cette voie du commerce et des grandes oeuvres d'assèchement ils restent des traces dans les établissements des patriciens et des bénédictins. Le long de ce cours d'eau, dans un petit couvent campagnard des Frères du Saint padouan, en 1447, le Donatello se réfugia pour fondre et couper une partie des bronzes de la Basilique de Saint Antoine de Padoue , puis transportés à Padoue par voie d'eau.
Aujourd'hui c'est un parcours naturaliste qui propose la suggestion du milieu terrestre, du bois touffu et luxuriant, à l'étendue de la campagne asséchée , où les cours d'eaux se croisent et poursuivent jusqu'à le calme de la lagune de Chioggia et de Venise Sud. On part de Battaglia Terme , en traversant la monumentale Ecluse qui permet au bateau de descendre d'un saut d'eau de plus de sept mètres et ensuite on navigue dans une végétation riveraine. Puis on arrive à Bovolenta, ancienne forteresse militaire et caractéristique centre fluvial au croisement de deux cours d'eau, ceux du Roncajette et du Vigenzone; et puis à Pontelongo , important et fréquenté port fluvial d'antan. Et puis on arrive à l'ancienne et majestueuse Court Bénédictine de Corezzola , un imposant complexe architectural lié à l'efficace exploitation bénédictine des campagnes asséchées. La navigation continue dans la verdure, dépassant l'Ecluse de Brondolo pour arriver à Chioggia, en passant pour Ca' Bianca, siège d' imposantes installations de pompage pour la bonification hydraulique des terrains, et Ca' Pasqua, qui est le point de confluence du bras principal du Brenta et du Canal de Pontelongo. A partir de Chioggia , on peut entreprendre un nouveau parcours le long de la Lagune Sud de Venise .
Le Bacchiglione constituait l'ancienne voie fluviale entre Vicence et Padoue. Le fleuve naît du concours de courts torrents préalpins avec les sources résurgentes; il baigne la ville de Vicence, poursuit son parcours pour Montegalda et Trambacche, petite ville siège d'anciens châteaux, dépasse le château de Saint Martin, arrive à Creola et, après Tencarola de Selvazzano, aux portes de Padoue, il s'enrichit des eaux du Canal Brentella. A l'entrée de Padoue une partie rentre dans la ville et une partie détourne pour le Canal Battaglia, le canal artificiel long 18 km, creusé par les Padouans dans le XII siècle pour connecter Padoue à Monselice et au système des eaux de la Basse Padouane. Aujourd'hui, la partie finale du fleuve constitue un suggestif parcours fluvial naturaliste et il est navigable de Padoue jusqu'à Creola. Pas loin du cours d'eau, se dresse le Château de Saint Martin , aujourd'hui siège du Musée du Bacchiglione . En partant du Bassanello , ancien bourg fluvial padouan, la navigation continue dans la verdure , dépasse les quais de la Rari Nantes, de la Canottieri et des autres sociétés de navigation padouanes pour s'enfoncer dans un parcours sombre parmi une verdure riche et serrée . Une fois dépassé le croisement avec le Canal du Brentella, le bateau avance doucement, souvent accompagné par des joyeuses brigades de canoéistes et de rameurs en arrivant ainsi à Tencarola, siège d'un ancien petit port fluvial, une fois destiné au chargement des pierres et des produits des Cols Euganéens .
Puis on s'enfonce dans le méandres du parcours composé par des grandes sinuosités fluviales et rivages pleines de saules , peupleraies, platanes et robiniers. Parmi la verdure, des romantiques et des précieux clochers d'anciennes cures rappellent la présence de l'homme. Une promenade à pied ou en vélo dans la plaine collinaire permet d'arriver à la magnifique Villa Vénitienne de Montecchia et aux restes du châteaux des Capodilista et, en remontant, au Musée du Bacchiglione , où se trouvent les anciennes pirogues d'époque romaine et des témoignages des civilisations des fleuves.
La possibilité de goûter l'excellent vin des Collines, et la possibilité de l'unir aux saveurs de la cuisine locale, rend très agréable et demandé ce parcours.


Depuis les temps anciens la voie de l'eau était la voie préférée de l'homme, le transport fluvial était considéré plus confortable et plus sûr par rapport aux routes terrestres qui étaient souvent impraticables à cause des pluies, du gel et du brigandage.
Dans la Vénétie, déjà riche en cours d'eau naturels, on creusa une dense série de canaux navigables, des véritables autoroutes d'eau, pour relier les fleuves entre eux, rendre plus court et facile le transport et l'irrigation et l'utilisation énergétique; le grand réseau des fleuves représenta pour les gens de la Vénétie une source primaire de richesse.
Grâce à ce grand réseau de canaux toutes les villes vénitiennes étaient reliées entre elles et, en même temps, à la lagune et à la mer où se trouvaient les principaux centres d'échange commercial. Puis, quand on naviguait dans des canaux qui changeaient un peu d'inclinaison ou quand on remontait contre-courant, les embarcations étaient tractées par les chevaux qui, à leur tour, étaient conduits par les "cavalanti " (les gens qui s'occupaient des chevaux) ou par les mêmes " barcari " (les gens qui s'occupaient des bateaux). Ces derniers marchaient le long des levées du fleuve, qu'on appelait chemins de halage.
Pour faciliter la navigation on construit des Bassins de Navigation , appelés aussi Portes ou Ecluses, des véritables ascenseurs d'eau qui reliaient les cours d'eau à différents niveaux et qui permettaient aux embarcations de remonter ou de descendre le cours d'eau. Les grands commerces et les nécessités de la République Sérénissime de Venise favorisèrent une forte augmentation de la demande des biens et des ressources de l'arrière-pays; les grains, les produits agricoles, le bois, les marbres, les pierres calcaires des Collines de Vicence et la précieuse trachyte des cols Euganéens arrivaient à Venise par la voie de l'eau. Mais, au delà des marchandises, les parcours fluviaux qui reliaient Venise, Padoue et le Cols Euganéens étaient fréquentés par des bacs, des "padouanes", des gondoles, des bachots et des périssoires, qui transportaient les personnes le long des trajets des fleuves où on construisait des résidences; en principe pour contrôler les activités des domaines et puis on transformèrent ces résidences en de magnifiques Villas.
Le bachot , était une embarcation fluviale à fond plat construite pour transporter les marchandises, avec des charpentes en bois dur et bordages et le pont en bois doux; il avait la possibilité d'accoster partout. Les bachots sont cités par Dante dans la Divine Comédie "come talvolta stanno a riva i burchi / che parte sono in acqua e parte in terra…"(Inferno, canto XVII, vv 21-22). Beaucoup plus utilisée était la "padouane", une sorte de petit chaland étroit e plat, avec l'avant semblant à l'arrière qui étaient arrondis afin de mieux dépasser les dénivellations de l'eau, et pour marcher en deux directions.
Il était coutume d'aller à la montagne sur les Cols Euganéens ou en "villégiature" dans les Villas le long de la Riviera de la Brenta et la Riviera Euganéenne du Canal Battaglia.
Pour ce service, les classes les plus aisées utilisaient les bacs , les embarcations typiques pour les transports des passagers, avec des cabines à trois ou quatre balcons, tandis que les classes populaires utilisaient des embarcations plus sobres et moins confortables comme le "bateau de Padoue".
Pour les trajets les plus courts et en ville, même à Padoue, on utilisait des gondoles douées d'une cabine en bois inamovible, appelées "felze", qui donnaient l'aspect et la fonction de la voiture, abritant des intempéries et des regards indiscrets.
Dans la Vénétie, Padoue a toujours été une importante ville d'eau. Toutefois, à partir de la moitié du XIX siècle, commençait un lent déclin du transport fluvial en proportion au développement rapide des chemins de fer et du réseau routier . Aujourd'hui, les interventions de nettoyage, le sectionnement des fleuves et le rétablissement des vieux bassins, ont permis une reprise de la navigation tout au long des anciens parcours d'eau, où les populations vénitiennes ont construit leur histoire.
Dans la Vénétie, Padoue a toujours été une ville d'eau importante .Située entre le fleuve Brenta au nord et le Bacchiglione au sud, la ville a développée dans le passé une activité intense de navigation fluviale, devenant un point de référence important pour le trafic commercial dirigé de l'arrière-pays à Venise; il suffit de rappeler que au-delà des canaux principaux de liaison, il existait un réseau serré de plus de 590 canaux creusés au Moyen-Âge. Le Brenta, un fleuve qui naît du Lac de Caldonazzo et qui descend le long de la Valsugana jusqu'à Bassano, où le fleuve commence son cours en plaine, rejoint la zone nord de Padoue et ici il se partage. Un bras avance tout droit vers la lagune à Sud de Venise, l'autre bras, le célèbre " Naviglio del Brenta ", une fois arrivé à Noventa Padovana détourne pour Strà, Dolo, Mira, en atteignant Venise.
Avec l'ouverture du Canal du Piovego et la création du port fluvial du Portello , la navigation sur Padoue grandit vite et fleurissante. Le Bacchiglione, un fleuve qui constituait l'ancienne voie fluviale entre Padoue et Venise, était la première source d'eau de la ville de Padoue. Toute la ville de Padoue vivait, et vit, des eaux du Bacchiglione qui rentre dans ville du côté Sud, en coulant sous Le Pont dei Cavai, et descend le long des murailles de la ville, en arrivant juste en face à l'ancien Château des Ezzelini de Padoue, dominé par sa majestueuse tour défensive aujourd'hui appelé la Specola . Ici, le fleuve se partage en deux: un bras du Bacchiglione, appelé le Tronçon Principal, descend vite, à cause du fort dénivellement, le long des anciennes Rivieras et de la deuxième enceinte des murailles, pour arriver à l'ancienne Eglise du Carmine , puis à pont Molino où, il y a longtemps, le fleuve fournissait la force motrice aux roues des anciens moulins de Padoue, en arrivant ainsi en face des Ecluses des Porte Contarine , où les eaux se déversent dans le Piovego.
Un deuxième bras, appelé le Naviglio Interno (Canal Intérieur), pour la plupart ensablé, une fois arrivé à la Specola , détourne pour les Rivieras de la première ancienne enceinte des murailles et parcoure tout le centre historique de la ville, les majestueux palais, l'Université, en descendant jusqu'aux écluses des Porte Contarines où, une fois dépassé un saut, il rejoint les eaux du Tronçon Principal du Piovego. Un autre bras du Bacchiglione détourne à Padoue vers la Riviera Euganéenne, et descend le long du Canal Battaglia, traverse Bovolenta, et prend le nom du Canal Pontelongo jusqu'à Chioggia où ses eaux se mêlent avec les eaux de la lagune à Sud de Venise provenant de Strà

A l'intérieur de ses anciennes murailles, Padoue était donc parcourue par un agréable et très fréquenté Naviglio Interno (canal intérieur); tout trafic commercial de la Basse Padouane , de Vicence, des Cols Euganéens , traversait la ville, les anciens ponts, les sinueuses rivières et, par la Conque de Navigation des Portes Contarine qui se trouve dans le centre historique de Padoue, il s'introduisait dans le Piovego d'où il rejoignait la Riviera del Brenta , Venise et la mer. En remontant le Naviglio Interno (canal intérieur), les nobles et les patriciens, rejoignaient leurs tenues e leurs Châteaux de la Riviera Euganéenne.
N'étant plus praticable le vieux Naviglio Interno (canal intérieur), puisque il a été ensablé aux années '50, aujourd'hui il est possible de faire un parcours fluvial suggestif, parmi les canaux intérieurs de la ville, tout en côtoyant les anciennes murailles de la Renaissance vénitienne, érigés après que Padoue, en 1509, pendant la guerre de Cambrai, fut assiégée et prise par les troupes impériales de Maximilian d'Autriche. La ville fut immédiatement libéré, mais le péril couru déterminait le sénat vénitien à ordonner le remaniement complet des murailles. Commencé en 1513 par Bartolomeo d'Alvian, capitan Général de la Sérénissime, l'œuvre fut continuée par Michele Sanmicheli et, en 1544, on pouvait la déclarer complétée. Le complexe système défensif, ordonné sur des murailles et des bastions formidables, pour une longueur d'environ 12 kilomètres, exemplaire pour l'architecture militaire contemporaine, faisait de Padoue, selon le jugement des contemporains, une ville insaisissable.
A commencer par l'imposant Bastion Nouveau jusqu'au Portello , ancien port fluvial avec son bel escalier du XV siècle, peint par le Canaletto .
Cette zone, était une des plus populaires et animées de la ville de Padoue, où se réunissaient "barcaroli", "cavallanti" e "beccai" très connus par les bagarres avec les étudiants. La Porte du Portello , nommée aussi Porte Venezia ou Porte Ognissanti, fut érigée en1518 sur un dessein de Guglielmo Grizi dit le Bergamasque, conçue plus comme une porte pour l'emploi civil et commercial que comme porte à l'utilisation militaire. L'extérieur, qui rappelle un Arc de Triomphe, est en pierre d'Istrie, il a huit colonnes, et au dessus de l'attique se trouve une petite tour avec un horloge.
Au-delà du pont, il existe encore l' édicule de S. Maria sei Barcaioli, construite en 1790, où les voyageurs assistaient à la messe avant de s'embarquer sur les bacs.
Le grand escalier du Portello a été bâti en 1534 par le podestat Pietro Lando et par le capitan Marco Barbarigo. Sur l'escalier et sur les gradins des murailles, les padouans avaient l'habitude d'accueillir et saluer les inspecteurs et les grandes personnalités qui arrivaient. Ici s'arrêtaient les bateaux qui, en parcourant les fleuves et les canaux navigables, reliaient Padoue et sa province avec la lagune de Venise.
Toujours côtoyant les anciennes murailles du XVI siècle, on dépasse le campus universitaire et on arrive au vieil Abattoir , oeuvre du XIX siècle de Giuseppe Jappelli, et puis aux jardins de l'Arène Romaine où se trouve la Chapelle des Scrovegni , peinte à fresque par Giotto. Un peu plus loin, dans le même complexe d'art, on trouve l'Eglise des Eremitani avec les fresques du Mantegna

Le clapotement de l'eau se confond avec le bruit de la ville quand on passe au-dessous du monumental Pont du Corso del Popolo en arrivant ainsi à l'Ecluse de navigation des Portes Contarine , dans le centre historique de la ville, qui était une fois un point de passage obligé de l'ancien Naviglio Interno (canal intérieur).Les Portes Contarine, inspirées au modèle de Leonardo da Vinci et construites par les vénitiens en 1526, avaient la fonction de faire dépasser la dénivellation entre l'eau du Piovego et le Naviglio Interno (Canal intérieur), permettant ainsi aux embarcations qui venaient du Piovego de monter ou descendre le Naviglio Interno (canal intérieur). Dans les années '50, tout le trajet septentrional du Naviglio Nord fut ensablé et pourtant aujourd'hui, en partant des Portes Contarine, il n'est plus possible d'avancer dans une partie de la ville. La navigation continue en remontant le Tronçon Principal du Bacchiglione, parmi une riche végétation, dans une suggestive succession de ponts , d' anciens et modernes palais, jusqu'à l'ancien Pont Molino ou au médiéval Pont San Leonardo, d'où on accédait au premier noyau du Ghetto Juif. En naviguant le long des anciennes Rivieras du Tronçon Principal et en admirant les beaux Palais d'époque, on arrive jusqu'au Pont de San Benedetto, construit en 1200 tout en bois, refait intégralement en fer et en modern style en 1881. Et puis on arrive au Pont dei Tadi qui était à l'époque médiévale le pont le plus important de la ville, et au Pont San Giovanni delle Navi du 1200, où, il y a longtemps, il y avait un petit môle qui servait pour le déchargement des fruits et des légumes destinés aux marché des places de la ville. Tout en côtoyant la Riviera Paleocapa, on arrive jusqu'à l'ancien Pont de Sant'Agostino, près du vieux Château des Ezzelini avec son ancienne, imposante e célèbre tour défensive qui était appelée Torlonga et maintenant appelée Specola. Le château, dressé sur la bifurcation de la riviera, contrôlait tous les accès à la ville par la voie fluviale et il était le point le plus important de tout le système défensif communal. Ici, au croisement du Tronçon Principal du Bacchiglione avec l'embranchement de l'ancien Naviglio Interno (canal intérieur), se termine la suggestive navigation et il est possible de descendre pour atteindre à pied le château et la Specola.

A l'intérieur de ses anciennes murailles, Padoue était donc parcourue par un agréable et très fréquenté Naviglio Interno (canal intérieur); tout trafic commercial de la Basse Padouane, de Vicence, des Cols Euganéens, traversait la ville, les anciens ponts, les sinueuses rivières et, par la Conque de Navigation des Portes Contarine qui se trouve dans le centre historique de Padoue, il s'introduisait dans le Piovego d'où il rejoignait la Riviera del Brenta, Venise et la mer. En remontant le Naviglio Interno (canal intérieur), les nobles et les patriciens, rejoignaient leurs tenues e leurs Châteaux de la Riviera Euganéenne.
N'étant plus praticable le vieux Naviglio Interno (canal intérieur), puisque il a été ensablé aux années '50, aujourd'hui il est possible de faire un parcours fluvial suggestif, parmi les canaux intérieurs de la ville, tout en côtoyant les anciennes murailles de la Renaissance vénitienne, érigés après que Padoue, en 1509, pendant la guerre de Cambrai, fut assiégée et prise par les troupes impériales de Maximilian d'Autriche. La ville fut immédiatement libéré, mais le péril couru déterminait le sénat vénitien à ordonner le remaniement complet des murailles. Commencé en 1513 par Bartolomeo d'Alvian, capitan Général de la Sérénissime, l'œuvre fut continuée par Michele Sanmicheli et, en 1544, on pouvait la déclarer complétée. Le complexe système défensif, ordonné sur des murailles et des bastions formidables, pour une longueur d'environ 12 kilomètres, exemplaire pour l'architecture militaire contemporaine, faisait de Padoue, selon le jugement des contemporains, une ville insaisissable.
A commencer par l'imposant Bastion Nouveau jusqu'au Portello, ancien port fluvial avec son bel escalier du XV siècle, peint par le Canaletto.
Cette zone, était une des plus populaires et animées de la ville de Padoue, où se réunissaient "barcaroli", "cavallanti" e "beccai" très connus par les bagarres avec les étudiants. La Porte du Portello, nommée aussi Porte Venezia ou Porte Ognissanti, fut érigée en1518 sur un dessein de Guglielmo Grizi dit le Bergamasque, conçue plus comme une porte pour l'emploi civil et commercial que comme porte à l'utilisation militaire. L'extérieur, qui rappelle un Arc de Triomphe, est en pierre d'Istrie, il a huit colonnes, et au dessus de l'attique se trouve une petite tour avec un horloge.
Au-delà du pont, il existe encore l' édicule de S. Maria sei Barcaioli, construite en 1790, où les voyageurs assistaient à la messe avant de s'embarquer sur les bacs.
Le grand escalier du Portello a été bâti en 1534 par le podestat Pietro Lando et par le capitan Marco Barbarigo. Sur l'escalier et sur les gradins des murailles, les padouans avaient l'habitude d'accueillir et saluer les inspecteurs et les grandes personnalités qui arrivaient. Ici s'arrêtaient les bateaux qui, en parcourant les fleuves et les canaux navigables, reliaient Padoue et sa province avec la lagune de Venise.
Toujours côtoyant les anciennes murailles du XVI siècle, on dépasse le campus universitaire et on arrive au vieil Abattoir, oeuvre du XIX siècle de Giuseppe Jappelli, et puis aux jardins de l'Arène Romaine où se trouve la Chapelle des Scrovegni, peinte à fresque par Giotto. Un peu plus loin, dans le même complexe d'art, on trouve l'Eglise des Eremitani avec les fresques du Mantegna
Le clapotement de l'eau se confond avec le bruit de la ville quand on passe au-dessous du monumental Pont du Corso del Popolo en arrivant ainsi à l'Ecluse de navigation des Portes Contarine, dans le centre historique de la ville, qui était une fois un point de passage obligé de l'ancien Naviglio Interno (canal intérieur).Les Portes Contarine, inspirées au modèle de Leonardo da Vinci et construites par les vénitiens en 1526, avaient la fonction de faire dépasser la dénivellation entre l'eau du Piovego et le Naviglio Interno (Canal intérieur), permettant ainsi aux embarcations qui venaient du Piovego de monter ou descendre le Naviglio Interno (canal intérieur). Dans les années '50, tout le trajet septentrional du Naviglio Nord fut ensablé et pourtant aujourd'hui, en partant des Portes Contarine, il n'est plus possible d'avancer dans une partie de la ville. La navigation continue en remontant le Tronçon Principal du Bacchiglione, parmi une riche végétation, dans une suggestive succession de ponts, d' anciens et modernes palais, jusqu'à l'ancien Pont Molino ou au médiéval Pont San Leonardo, d'où on accédait au premier noyau du Ghetto Juif. En naviguant le long des anciennes Rivieras du Tronçon Principal et en admirant les beaux Palais d'époque, on arrive jusqu'au Pont de San Benedetto, construit en 1200 tout en bois, refait intégralement en fer et en modern style en 1881. Et puis on arrive au Pont dei Tadi qui était à l'époque médiévale le pont le plus important de la ville, et au Pont San Giovanni delle Navi du 1200, où, il y a longtemps, il y avait un petit môle qui servait pour le déchargement des fruits et des légumes destinés aux marché des places de la ville. Tout en côtoyant la Riviera Paleocapa, on arrive jusqu'à l'ancien Pont de Sant'Agostino, près du vieux Château des Ezzelini avec son ancienne, imposante e célèbre tour défensive qui était appelée Torlonga et maintenant appelée Specola. Le château, dressé sur la bifurcation de la riviera, contrôlait tous les accès à la ville par la voie fluviale et il était le point le plus important de tout le système défensif communal. Ici, au croisement du Tronçon Principal du Bacchiglione avec l'embranchement de l'ancien Naviglio Interno (canal intérieur), se termine la suggestive navigation et il est possible de descendre pour atteindre à pied le château et la Specola.

 

 

 

 

 

 

Padoue a toujours été une importante ville d'eau, mais au cours du XX siècle, suite aux pleines qui submergeaient la ville et au déclin de la navigation commerciale, on commença un procès de rééquilibre des ressources de l'eau qui amena à un graduel envasement des canaux de la ville, jusqu'à l'envasement complet, dans les annés '50, du Canal Intérieur.
On envasa aussi le quai et la darse de l'Ecluse des Portes Contarine, dernier témoignage des fleuves navigables à Padoue.
Mais, au cours des années quatre-vingt, grâce à l'intérêt des associations et des hommes de la culture padouane, on déclencha un processus de redécouverte des eaux padouanes.
Tout d'abord, on effectua la récupération de l' escalier du XV siècle du Portello, peint par le Canaletto dans un célèbre tableau, enseveli par les siècles par des mètres de terre.
Puis on dragua et sectionna le lit et le bassin d'evolution du port fluvial du Portello, port qui était inutilisé depuis les annés '60, en permettant ainsi l'arrivée des navires à moteur d'une portée de cent tonnes de jauge brute.
On commença ainsi graduellement, a partir du '95, la navigation du Piovego avec des petites embarcations parmi lesquelles on rappelle le Bac Nuova Maria, la Padovanella et le Bac Antenore; puis les premières navires à moteur apparurent au Portello vers la fin des années '90.
Et enfin, en mars de l'année 2000 on finirent les travaux de recupère de la Conque de navigation des Portes Contarine, reportant à la lumière aussi le beau quai en trachyte.

e

Padou ville d'eau

Depuis les temps anciens la voie de l'eau était la voie préférée de l'homme, le transport fluvial était considéré plus confortable et plus sûr par rapport aux routes terrestres qui étaient souvent impraticables à cause des pluies, du gel et du brigandage.
Dans la Vénétie, déjà riche en cours d'eau naturels, on creusa une dense série de canaux navigables, des véritables autoroutes d'eau, pour relier les fleuves entre eux, rendre plus court et facile le transport et l'irrigation et l'utilisation énergétique; le grand réseau des fleuves représenta pour les gens de la Vénétie une source primaire de richesse.
Grâce à ce grand réseau de canaux toutes les villes vénitiennes étaient reliées entre elles et, en même temps, à la lagune et à la mer où se trouvaient les principaux centres d'échange commercial. Puis, quand on naviguait dans des canaux qui changeaient un peu d'inclinaison ou quand on remontait contre-courant, les embarcations étaient tractées par les chevaux qui, à leur tour, étaient conduits par les "cavalanti" (les gens qui s'occupaient des chevaux) ou par les mêmes " barcari" (les gens qui s'occupaient des bateaux). Ces derniers marchaient le long des levées du fleuve, qu'on appelait chemins de halage.
Pour faciliter la navigation on construit des Bassins de Navigation, appelés aussi Portes ou Ecluses, des véritables ascenseurs d'eau qui reliaient les cours d'eau à différents niveaux et qui permettaient aux embarcations de remonter ou de descendre le cours d'eau. Les grands commerces et les nécessités de la République Sérénissime de Venise favorisèrent une forte augmentation de la demande des biens et des ressources de l'arrière-pays; les grains, les produits agricoles, le bois, les marbres, les pierres calcaires des Collines de Vicence et la précieuse trachyte des cols Euganéens arrivaient à Venise par la voie de l'eau. Mais, au delà des marchandises, les parcours fluviaux qui reliaient Venise, Padoue et le Cols Euganéens étaient fréquentés par des bacs, des "padouanes", des gondoles, des bachots et des périssoires, qui transportaient les personnes le long des trajets des fleuves où on construisait des résidences; en principe pour contrôler les activités des domaines et puis on transformèrent ces résidences en de magnifiques Villas.
Le bachot, était une embarcation fluviale à fond plat construite pour transporter les marchandises, avec des charpentes en bois dur et bordages et le pont en bois doux; il avait la possibilité d'accoster partout. Les bachots sont cités par Dante dans la Divine Comédie "come talvolta stanno a riva i burchi / che parte sono in acqua e parte in terra…"(Inferno, canto XVII, vv 21-22). Beaucoup plus utilisée était la "padouane", une sorte de petit chaland étroit e plat, avec l'avant semblant à l'arrière qui étaient arrondis afin de mieux dépasser les dénivellations de l'eau, et pour marcher en deux directions.
Il était coutume d'aller à la montagne sur les Cols Euganéens ou en "villégiature" dans les Villas le long de la Riviera de la Brenta et la Riviera Euganéenne du Canal Battaglia.
Pour ce service, les classes les plus aisées utilisaient les bacs, les embarcations typiques pour les transports des passagers, avec des cabines à trois ou quatre balcons, tandis que les classes populaires utilisaient des embarcations plus sobres et moins confortables comme le "bateau de Padoue".
Pour les trajets les plus courts et en ville, même à Padoue, on utilisait des gondoles douées d'une cabine en bois inamovible, appelées "felze", qui donnaient l'aspect et la fonction de la voiture, abritant des intempéries et des regards indiscrets.
Dans la Vénétie, Padoue a toujours été une importante ville d'eau. Toutefois, à partir de la moitié du XIX siècle, commençait un lent déclin du transport fluvial en proportion au développement rapide des chemins de fer et du réseau routier . Aujourd'hui, les interventions de nettoyage, le sectionnement des fleuves et le rétablissement des vieux bassins, ont permis une reprise de la navigation tout au long des anciens parcours d'eau, où les populations vénitiennes ont construit leur histoire.
Dans la Vénétie, Padoue a toujours été une ville d'eau importante .Située entre le fleuve Brenta au nord et le Bacchiglione au sud, la ville a développée dans le passé une activité

intense de navigation fluviale, devenant un point de référence important pour le trafic commercial dirigé de l'arrière-pays à Venise; il suffit de rappeler que au-delà des canaux principaux de liaison, il existait un réseau serré de plus de 590 canaux creusés au Moyen-Âge. Le Brenta, un fleuve qui naît du Lac de Caldonazzo et qui descend le long de la Valsugana jusqu'à Bassano, où le fleuve commence son cours en plaine, rejoint la zone nord de Padoue et ici il se partage. Un bras avance tout droit vers la lagune à Sud de Venise, l'autre bras, le célèbre " Naviglio del Brenta ", une fois arrivé à Noventa Padovana détourne pour Strà, Dolo, Mira, en atteignant Venise.
Avec l'ouverture du Canal du Piovego et la création du port fluvial du Portello, la navigation sur Padoue grandit vite et fleurissante. Le Bacchiglione, un fleuve qui constituait l'ancienne voie fluviale entre Padoue et Venise, était la première source d'eau de la ville de Padoue. Toute la ville de Padoue vivait, et vit, des eaux du Bacchiglione qui rentre dans ville du côté Sud, en coulant sous Le Pont dei Cavai, et descend le long des murailles de la ville, en arrivant juste en face à l'ancien Château des Ezzelini de Padoue, dominé par sa majestueuse tour défensive aujourd'hui appelé la Specola. Ici, le fleuve se partage en deux: un bras du Bacchiglione, appelé le Tronçon Principal, descend vite, à cause du fort dénivellement, le long des anciennes Rivieras et de la deuxième enceinte des murailles, pour arriver à l'ancienne Eglise du Carmine, puis à pont Molino où, il y a longtemps, le fleuve fournissait la force motrice aux roues des anciens moulins de Padoue, en arrivant ainsi en face des Ecluses des Porte Contarine, où les eaux se déversent dans le Piovego.
Un deuxième bras, appelé le Naviglio Interno (Canal Intérieur), pour la plupart ensablé, une fois arrivé à la Specola, détourne pour les Rivieras de la première ancienne enceinte des murailles et parcoure tout le centre historique de la ville, les majestueux palais, l'Université, en descendant jusqu'aux écluses des Porte Contarines où, une fois dépassé un saut, il rejoint les eaux du Tronçon Principal du Piovego. Un autre bras du Bacchiglione détourne à Padoue vers la Riviera Euganéenne, et descend le long du Canal Battaglia, traverse Bovolenta, et prend le nom du Canal Pontelongo jusqu'à Chioggia où ses eaux se mêlent avec les eaux de la lagune à Sud de Venise provenant de Strà


A l'intérieur de ses anciennes murailles, Padoue était donc parcourue par un agréable et très fréquenté Naviglio Interno (canal intérieur); tout trafic commercial de la Basse Padouane, de Vicence, des Cols Euganéens, traversait la ville, les anciens ponts, les sinueuses rivières et, par la Conque de Navigation des Portes Contarine qui se trouve dans le centre historique de Padoue, il s'introduisait dans le Piovego d'où il rejoignait la Riviera del Brenta, Venise et la mer. En remontant le Naviglio Interno (canal intérieur), les nobles et les patriciens, rejoignaient leurs tenues e leurs Châteaux de la Riviera Euganéenne.
N'étant plus praticable le vieux Naviglio Interno (canal intérieur), puisque il a été ensablé aux années '50, aujourd'hui il est possible de faire un parcours fluvial suggestif, parmi les canaux intérieurs de la ville, tout en côtoyant les anciennes murailles de la Renaissance vénitienne, érigés après que Padoue, en 1509, pendant la guerre de Cambrai, fut assiégée et prise par les troupes impériales de Maximilian d'Autriche. La ville fut immédiatement libéré, mais le péril couru déterminait le sénat vénitien à ordonner le remaniement complet des murailles. Commencé en 1513 par Bartolomeo d'Alvian, capitan Général de la Sérénissime, l'œuvre fut continuée par Michele Sanmicheli et, en 1544, on pouvait la déclarer complétée. Le complexe système défensif, ordonné sur des murailles et des bastions formidables, pour une longueur d'environ 12 kilomètres, exemplaire pour l'architecture militaire contemporaine, faisait de Padoue, selon le jugement des contemporains, une ville insaisissable.
A commencer par l'imposant Bastion Nouveau jusqu'au Portello, ancien port fluvial avec son bel escalier du XV siècle, peint par le Canaletto.
Cette zone, était une des plus populaires et animées de la ville de Padoue, où se réunissaient "barcaroli", "cavallanti" e "beccai" très connus par les bagarres avec les étudiants. La Porte du Portello, nommée aussi Porte Venezia ou Porte Ognissanti, fut érigée en1518 sur un dessein de Guglielmo Grizi dit le Bergamasque, conçue plus comme une porte pour l'emploi civil et commercial que comme porte à l'utilisation militaire. L'extérieur, qui rappelle un Arc de Triomphe, est en pierre d'Istrie, il a huit colonnes, et au dessus de l'attique se trouve une petite tour avec un horloge.
Au-delà du pont, il existe encore l' édicule de S. Maria sei Barcaioli, construite en 1790, où les voyageurs assistaient à la messe avant de s'embarquer sur les bacs.
Le grand escalier du Portello a été bâti en 1534 par le podestat Pietro Lando et par le capitan Marco Barbarigo. Sur l'escalier et sur les gradins des murailles, les padouans avaient l'habitude d'accueillir et saluer les inspecteurs et les grandes personnalités qui arrivaient. Ici s'arrêtaient les bateaux qui, en parcourant les fleuves et les canaux navigables, reliaient Padoue et sa province avec la lagune de Venise.
Toujours côtoyant les anciennes murailles du XVI siècle, on dépasse le campus universitaire et on arrive au vieil Abattoir, oeuvre du XIX siècle de Giuseppe Jappelli, et puis aux jardins de l'Arène Romaine où se trouve la Chapelle des Scrovegni, peinte à fresque par Giotto. Un peu plus loin, dans le même complexe d'art, on trouve l'Eglise des Eremitani avec les fresques du Mantegna

Padoue a toujours été une importante ville d'eau, mais au cours du XX siècle, suite aux pleines qui submergeaient la ville et au déclin de la navigation commerciale, on commença un procès de rééquilibre des ressources de l'eau qui amena à un graduel envasement des canaux de la ville, jusqu'à l'envasement complet, dans les annés '50, du Canal Intérieur.
On envasa aussi le quai et la darse de l'Ecluse des Portes Contarine, dernier témoignage des fleuves navigables à Padoue.
Mais, au cours des années quatre-vingt, grâce à l'intérêt des associations et des hommes de la culture padouane, on déclencha un processus de redécouverte des eaux padouanes.
Tout d'abord, on effectua la récupération de l' escalier du XV siècle du Portello, peint par le Canaletto dans un célèbre tableau, enseveli par les siècles par des mètres de terre.
Puis on dragua et sectionna le lit et le bassin d'evolution du port fluvial du Portello, port qui était inutilisé depuis les annés '60, en permettant ainsi l'arrivée des navires à moteur d'une portée de cent tonnes de jauge brute.
On commença ainsi graduellement, a partir du '95, la navigation du Piovego avec des petites embarcations parmi lesquelles on rappelle le Bac Nuova Maria, la Padovanella et le Bac Antenore; puis les premières navires à moteur apparurent au Portello vers la fin des années '90.
Et enfin, en mars de l'année 2000 on finirent les travaux de recupère de la Conque de navigation des Portes Contarine, reportant à la lumière aussi le beau quai en trachyte.
Padoue a toujours été une importante ville d'eau, mais au cours du XX siècle, suite aux pleines qui submergeaient la ville et au déclin de la navigation commerciale, on commença un procès de rééquilibre des ressources de l'eau qui amena à un graduel envasement des canaux de la ville, jusqu'à l'envasement complet, dans les annés '50, du Canal Intérieur.
On envasa aussi le quai et la darse de l'Ecluse des Portes Contarine, dernier témoignage des fleuves navigables à Padoue.
Mais, au cours des années quatre-vingt, grâce à l'intérêt des associations et des hommes de la culture padouane, on déclencha un processus de redécouverte des eaux padouanes.
Tout d'abord, on effectua la récupération de l' escalier du XV siècle du Portello, peint par le Canaletto dans un célèbre tableau, enseveli par les siècles par des mètres de terre.
Puis on dragua et sectionna le lit et le bassin d'evolution du port fluvial du Portello, port qui était inutilisé depuis les annés '60, en permettant ainsi l'arrivée des navires à moteur d'une portée de cent tonnes de jauge brute.
On commença ainsi graduellement, a partir du '95, la navigation du Piovego avec des petites embarcations parmi lesquelles on rappelle le Bac Nuova Maria, la Padovanella et le Bac Antenore; puis les premières navires à moteur apparurent au Portello vers la fin des années '90.
Et enfin, en mars de l'année 2000 on finirent les travaux de recupère de la Conque de navigation des Portes Contarine, reportant à la lumière aussi le beau quai en trachyte.
Navire à moteur Tiepolo , de 50 tonnes de jauge brute, avec une charge utile de 150 passagers, commandé par le capitaine Antonio Dalla Riva, provénant de Venise, fit son entrée triomphale dans la Conque qui venait d'être ouverte, en portant avec soi une centaine de passagers parmi lesquels le President de l'Association culturelle "Amissi del Piovego" (Les amis du Piovego) Elio Franzin, qui était depuis des années en première ligne pour la redécouverte des eaux padouanes, le capitaine adjoint Bruno Cappellozza, dernier d'une importante dynastie de pilotes fluviaux padouans, et l'opérateur Antonio Piccolo du group de la navigation "Les Bateaux de la Brenta".
C'était le premier navire à moteur avec des passagers qui accostait au coeur de la ville.
Les journaux de ce jour exaltèrent l'événement.
C'était le Début d'une nouvelle époque pour la navigation fluviale padouane.
François Pétrarque, attiré par les beautés des lieux, aimait composer ses rimes, tandis que le bateau naviguait dans le Canal de la Riviera Euganéenne pour atteindre ses vignobles d'Arquà "riant lieu solitaire parmi les Cols Euganéens, situé dans un milieu délicieux et salubre".Les propriétaires, les artistes et les commerçants, les voyageurs et les prélats, sillonnaient les eaux du Canal Battaglia, pour atteindre les Villas et les Châteaux dispersés le long de la Rivière Euganéenne, ou la multitude des commerces qui se tenaient à Battaglia. La Riviera Eunganéenne était la voie préférée par les nobles et les patriciens vénitiens pour atteindre en bateau leur Villas, construites le long du Canal Battaglia, et les résidences 'en montagne', situées sur les cols Euganéens , comme par exemple Villa Barbarigo, où se trouvent les anciens accostages des bateaux.


Le Canal Battaglia , complété en 1201; part de Padoue, de l'ancien bourg marinier du Bassanello et, en poursuivant tout droit, arrive à Battaglia Terme, puis continue pour Monselice où il rencontre les eaux du Canal Bisato . En naviguant de Padoue, Le Canal présente des levées hautes et vertes; " l'endigage " de la rive droite conserve encore le vieux chemin de halage où les chevaux tractaient les vieux bacs. Après le premier pont on peut admirer la très belle Villa Molin ,, du Scamozzi avec l'haut pronaos donnant sur l'eau et des précieux fresques à l'intérieur; c'est la première d'une intéressante série de Villas et de beaux bâtiments qui sont près du Canal; qui reprennent les thèmes et les styles architectoniques semblables à ceux de la Riviera du Brenta. Après une halte pour une dégustation de vins dans une demeure rurale, et naviguant dans le milieu changeant entre la luxuriante verdure et la cannaie , nous arrivons à l'ancien pont qui, à l'ombre des splendides platanes séculaires, se trouve en face du Château du Catajo , précieuse demeure de la renaissance tardive (1572), riche en fresques avec un grand cycle de Jean Baptiste Zelotti (1526-1578).
Et puis, voilà Battaglia Terme , ancien bourg de la côte, à la confluence des différents cours d'eau reliés aux Ecluses, avec un double rang de maisons serrés qui donnent sur le Canal et un intéressant pont aux marches en maçonnerie d'une claire influence vénitienne. En bateau, on peut rentrer dans la monumentale Cuve de Navigation , un grand manufacturé hydraulique qui nous permet de descendre d'une dénivellation d'eau de plus de 7 mètres, et d'accoster au Musée de la Navigation Fluviale qui nous offre un parcours historique du monde perdu du transport fluvial, tout en proposant des pièces et des témoignages de l'ancienne civilisation des fleuves.Et, tout en continuant notre parcours, à notre droite, apparaît, érigée sur le doux col de S.Elena, la Villa elvatico-Sartori , du XVI siècle, avec sa coupole suggestive, et le perron majestueux sculpté au cours du XVII siècle, et le jardin dessiné en 1818 par Jappelli, les fresques de Luca Ferrari e Lorenzo Bedogni da Reggio (1650) au sujet de la légende d'Antenore, le fondateur dePadoue. Dans le passé il était possible d'atteindre en bateau aussi l'antique abordage de la Villa Barbarigo (XVI siècle), avec son merveilleux jardin à l'italienne mesurant plus de cinquante mille mètres carrés.
Villa Maldura Emo Capodilista , une oeuvre en style palladien attribué au Scamozzi. La Villa est entourée d'un grand jardin à l'italienne dans lequel s'alternent des parterres très bien préparés aux luxuriantes plate-bandes de roses, des viviers, des galeries de charmes et des bordures de fleurs vivaces. La navigation continue dans le suggestif scénario de l'étendue de la campagne aux pieds des Cols Euganéens en arrivant au port fluvial de l'ancienne ville murée de Monselice, important rempart défensif d'antan avec les vestiges du Château Ca' Marcello et l'ancien Donjon au sommet du col de la Forteresse.
Dans la deuxième moitié du XII siècle, le voyage fluvial de Padoue à Chioggia, qui entre autres assurait l'apprivoisement du sel, était constituée de l'étroit et sinueux canal de Roncajette; il était la voie d'eau plus fréquentée des marchands de l'arrière-pays pour atteindre les lagunes et Venise, mais aussi une importante voie militaire surveillée par des barques chargées de soldats et d'armes à défense de l'aguerri château qui se dressait à Bovolenta . Les familles illustres, les monastères, les anciens couvents se dressaient le long du fleuve en gérant des immenses propriétés de terrains dont les produits agricoles étaient transportés par la voie d'eau à Padoue ou jusqu'à la lagune. Plus tard, quand les coupures en 1201 pour ce qui concerne le Canal Battaglia et en 1209 pour ce qui concerne le Canal du Piovego furent terminées, une partie des commerces se détourna spontanément de Venise vers la Riviera de la Brenta qui offrait un trajet plus court e moins compliqué à cause des niveaux de l'eau; le trafic avec Chioggia fut détourné sur la directrice Padova-Battaglia-Bovolenta-Pontelongo, la voie plus la plus courte qui reliait les Cols Euganéens avec la lagune.
De la grande importance de cette voie du commerce et des grandes oeuvres d'assèchement ils restent des traces dans les établissements des patriciens et des bénédictins. Le long de ce cours d'eau, dans un petit couvent campagnard des Frères du Saint padouan, en 1447, le Donatello se réfugia pour fondre et couper une partie des bronzes de la Basilique de Saint Antoine de Padoue , puis transportés à Padoue par voie d'eau.
Aujourd'hui c'est un parcours naturaliste qui propose la suggestion du milieu terrestre, du bois touffu et luxuriant, à l'étendue de la campagne asséchée , où les cours d'eaux se croisent et poursuivent jusqu'à le calme de la lagune de Chioggia et de Venise Sud. On part de Battaglia Terme , en traversant la monumentale Ecluse qui permet au bateau de descendre d'un saut d'eau de plus de sept mètres et ensuite on navigue dans une végétation riveraine. Puis on arrive à Bovolenta, ancienne forteresse militaire et caractéristique centre fluvial au croisement de deux cours d'eau, ceux du Roncajette et du Vigenzone; et puis à Pontelongo , important et fréquenté port fluvial d'antan. Et puis on arrive à l'ancienne et majestueuse Court Bénédictine de Corezzola , un imposant complexe architectural lié à l'efficace exploitation bénédictine des campagnes asséchées. La navigation continue dans la verdure, dépassant l'Ecluse de Brondolo pour arriver à Chioggia, en passant pour Ca' Bianca, siège d' imposantes installations de pompage pour la bonification hydraulique des terrains, et Ca' Pasqua, qui est le point de confluence du bras principal du Brenta et du Canal de Pontelongo. A partir de Chioggia , on peut entreprendre un nouveau parcours le long de la Lagune Sud de Venise .
Le Bacchiglione constituait l'ancienne voie fluviale entre Vicence et Padoue. Le fleuve naît du concours de courts torrents préalpins avec les sources résurgentes; il baigne la ville de Vicence, poursuit son parcours pour Montegalda et Trambacche, petite ville siège d'anciens châteaux, dépasse le château de Saint Martin, arrive à Creola et, après Tencarola de Selvazzano, aux portes de Padoue, il s'enrichit des eaux du Canal Brentella. A l'entrée de Padoue une partie rentre dans la ville et une partie détourne pour le Canal Battaglia, le canal artificiel long 18 km, creusé par les Padouans dans le XII siècle pour connecter Padoue à Monselice et au système des eaux de la Basse Padouane. Aujourd'hui, la partie finale du fleuve constitue un suggestif parcours fluvial naturaliste et il est navigable de Padoue jusqu'à Creola. Pas loin du cours d'eau, se dresse le Château de Saint Martin , aujourd'hui siège du Musée du Bacchiglione . En partant du Bassanello , ancien bourg fluvial padouan, la navigation continue dans la verdure , dépasse les quais de la Rari Nantes, de la Canottieri et des autres sociétés de navigation padouanes pour s'enfoncer dans un parcours sombre parmi une verdure riche et serrée . Une fois dépassé le croisement avec le Canal du Brentella, le bateau avance doucement, souvent accompagné par des joyeuses brigades de canoéistes et de rameurs en arrivant ainsi à Tencarola, siège d'un ancien petit port fluvial, une fois destiné au chargement des pierres et des produits des Cols Euganéens .
Puis on s'enfonce dans le méandres du parcours composé par des grandes sinuosités fluviales et rivages pleines de saules , peupleraies, platanes et robiniers. Parmi la verdure, des romantiques et des précieux clochers d'anciennes cures rappellent la présence de l'homme. Une promenade à pied ou en vélo dans la plaine collinaire permet d'arriver à la magnifique Villa Vénitienne de Montecchia et aux restes du châteaux des Capodilista et, en remontant, au Musée du Bacchiglione , où se trouvent les anciennes pirogues d'époque romaine et des témoignages des civilisations des fleuves.
La possibilité de goûter l'excellent vin des Collines, et la possibilité de l'unir aux saveurs de la cuisine locale, rend très agréable et demandé ce parcours. Navire à moteur Tiepolo , de 50 tonnes de jauge brute, avec une charge utile de 150 passagers, commandé par le capitaine Antonio Dalla Riva, provénant de Venise, fit son entrée triomphale dans la Conque qui venait d'être ouverte, en portant avec soi une centaine de passagers parmi lesquels le President de l'Association culturelle "Amissi del Piovego" (Les amis du Piovego) Elio Franzin, qui était depuis des années en première ligne pour la redécouverte des eaux padouanes, le capitaine adjoint Bruno Cappellozza, dernier d'une importante dynastie de pilotes fluviaux padouans, et l'opérateur Antonio Piccolo du group de la navigation "Les Bateaux de la Brenta".
C'était le premier navire à moteur avec des passagers qui accostait au coeur de la ville.
Les journaux de ce jour exaltèrent l'événement.
C'était le Début d'une nouvelle époque pour la navigation fluviale padouane.
François Pétrarque, attiré par les beautés des lieux, aimait composer ses rimes, tandis que le bateau naviguait dans le Canal de la Riviera Euganéenne pour atteindre ses vignobles d'Arquà "riant lieu solitaire parmi les Cols Euganéens, situé dans un milieu délicieux et salubre".Les propriétaires, les artistes et les commerçants, les voyageurs et les prélats, sillonnaient les eaux du Canal Battaglia, pour atteindre les Villas et les Châteaux dispersés le long de la Rivière Euganéenne, ou la multitude des commerces qui se tenaient à Battaglia. La Riviera Eunganéenne était la voie préférée par les nobles et les patriciens vénitiens pour atteindre en bateau leur Villas, construites le long du Canal Battaglia, et les résidences 'en montagne', situées sur les cols Euganéens , comme par exemple Villa Barbarigo, où se trouvent les anciens accostages des bateaux.


Le Canal Battaglia , complété en 1201; part de Padoue, de l'ancien bourg marinier du Bassanello et, en poursuivant tout droit, arrive à Battaglia Terme, puis continue pour Monselice où il rencontre les eaux du Canal Bisato . En naviguant de Padoue, Le Canal présente des levées hautes et vertes; " l'endigage " de la rive droite conserve encore le vieux chemin de halage où les chevaux tractaient les vieux bacs. Après le premier pont on peut admirer la très belle Villa Molin ,, du Scamozzi avec l'haut pronaos donnant sur l'eau et des précieux fresques à l'intérieur; c'est la première d'une intéressante série de Villas et de beaux bâtiments qui sont près du Canal; qui reprennent les thèmes et les styles architectoniques semblables à ceux de la Riviera du Brenta. Après une halte pour une dégustation de vins dans une demeure rurale, et naviguant dans le milieu changeant entre la luxuriante verdure et la cannaie , nous arrivons à l'ancien pont qui, à l'ombre des splendides platanes séculaires, se trouve en face du Château du Catajo , précieuse demeure de la renaissance tardive (1572), riche en fresques avec un grand cycle de Jean Baptiste Zelotti (1526-1578).
Et puis, voilà Battaglia Terme , ancien bourg de la côte, à la confluence des différents cours d'eau reliés aux Ecluses, avec un double rang de maisons serrés qui donnent sur le Canal et un intéressant pont aux marches en maçonnerie d'une claire influence vénitienne. En bateau, on peut rentrer dans la monumentale Cuve de Navigation , un grand manufacturé hydraulique qui nous permet de descendre d'une dénivellation d'eau de plus de 7 mètres, et d'accoster au Musée de la Navigation Fluviale qui nous offre un parcours historique du monde perdu du transport fluvial, tout en proposant des pièces et des témoignages de l'ancienne civilisation des fleuves.Et, tout en continuant notre parcours, à notre droite, apparaît, érigée sur le doux col de S.Elena, la Villa elvatico-Sartori , du XVI siècle, avec sa coupole suggestive, et le perron majestueux sculpté au cours du XVII siècle, et le jardin dessiné en 1818 par Jappelli, les fresques de Luca Ferrari e Lorenzo Bedogni da Reggio (1650) au sujet de la légende d'Antenore, le fondateur dePadoue. Dans le passé il était possible d'atteindre en bateau aussi l'antique abordage de la Villa Barbarigo (XVI siècle), avec son merveilleux jardin à l'italienne mesurant plus de cinquante mille mètres carrés.
Villa Maldura Emo Capodilista , une oeuvre en style palladien attribué au Scamozzi. La Villa est entourée d'un grand jardin à l'italienne dans lequel s'alternent des parterres très bien préparés aux luxuriantes plate-bandes de roses, des viviers, des galeries de charmes et des bordures de fleurs vivaces. La navigation continue dans le suggestif scénario de l'étendue de la campagne aux pieds des Cols Euganéens en arrivant au port fluvial de l'ancienne ville murée de Monselice, important rempart défensif d'antan avec les vestiges du Château Ca' Marcello et l'ancien Donjon au sommet du col de la Forteresse.
Dans la deuxième moitié du XII siècle, le voyage fluvial de Padoue à Chioggia, qui entre autres assurait l'apprivoisement du sel, était constituée de l'étroit et sinueux canal de Roncajette; il était la voie d'eau plus fréquentée des marchands de l'arrière-pays pour atteindre les lagunes et Venise, mais aussi une importante voie militaire surveillée par des barques chargées de soldats et d'armes à défense de l'aguerri château qui se dressait à Bovolenta . Les familles illustres, les monastères, les anciens couvents se dressaient le long du fleuve en gérant des immenses propriétés de terrains dont les produits agricoles étaient transportés par la voie d'eau à Padoue ou jusqu'à la lagune. Plus tard, quand les coupures en 1201 pour ce qui concerne le Canal Battaglia et en 1209 pour ce qui concerne le Canal du Piovego furent terminées, une partie des commerces se détourna spontanément de Venise vers la Riviera de la Brenta qui offrait un trajet plus court e moins compliqué à cause des niveaux de l'eau; le trafic avec Chioggia fut détourné sur la directrice Padova-Battaglia-Bovolenta-Pontelongo, la voie plus la plus courte qui reliait les Cols Euganéens avec la lagune.
De la grande importance de cette voie du commerce et des grandes oeuvres d'assèchement ils restent des traces dans les établissements des patriciens et des bénédictins. Le long de ce cours d'eau, dans un petit couvent campagnard des Frères du Saint padouan, en 1447, le Donatello se réfugia pour fondre et couper une partie des bronzes de la Basilique de Saint Antoine de Padoue , puis transportés à Padoue par voie d'eau.
Aujourd'hui c'est un parcours naturaliste qui propose la suggestion du milieu terrestre, du bois touffu et luxuriant, à l'étendue de la campagne asséchée , où les cours d'eaux se croisent et poursuivent jusqu'à le calme de la lagune de Chioggia et de Venise Sud. On part de Battaglia Terme , en traversant la monumentale Ecluse qui permet au bateau de descendre d'un saut d'eau de plus de sept mètres et ensuite on navigue dans une végétation riveraine. Puis on arrive à Bovolenta, ancienne forteresse militaire et caractéristique centre fluvial au croisement de deux cours d'eau, ceux du Roncajette et du Vigenzone; et puis à Pontelongo , important et fréquenté port fluvial d'antan. Et puis on arrive à l'ancienne et majestueuse Court Bénédictine de Corezzola , un imposant complexe architectural lié à l'efficace exploitation bénédictine des campagnes asséchées. La navigation continue dans la verdure, dépassant l'Ecluse de Brondolo pour arriver à Chioggia, en passant pour Ca' Bianca, siège d' imposantes installations de pompage pour la bonification hydraulique des terrains, et Ca' Pasqua, qui est le point de confluence du bras principal du Brenta et du Canal de Pontelongo. A partir de Chioggia , on peut entreprendre un nouveau parcours le long de la Lagune Sud de Venise .
Le Bacchiglione constituait l'ancienne voie fluviale entre Vicence et Padoue. Le fleuve naît du concours de courts torrents préalpins avec les sources résurgentes; il baigne la ville de Vicence, poursuit son parcours pour Montegalda et Trambacche, petite ville siège d'anciens châteaux, dépasse le château de Saint Martin, arrive à Creola et, après Tencarola de Selvazzano, aux portes de Padoue, il s'enrichit des eaux du Canal Brentella. A l'entrée de Padoue une partie rentre dans la ville et une partie détourne pour le Canal Battaglia, le canal artificiel long 18 km, creusé par les Padouans dans le XII siècle pour connecter Padoue à Monselice et au système des eaux de la Basse Padouane. Aujourd'hui, la partie finale du fleuve constitue un suggestif parcours fluvial naturaliste et il est navigable de Padoue jusqu'à Creola. Pas loin du cours d'eau, se dresse le Château de Saint Martin , aujourd'hui siège du Musée du Bacchiglione . En partant du Bassanello , ancien bourg fluvial padouan, la navigation continue dans la verdure , dépasse les quais de la Rari Nantes, de la Canottieri et des autres sociétés de navigation padouanes pour s'enfoncer dans un parcours sombre parmi une verdure riche et serrée . Une fois dépassé le croisement avec le Canal du Brentella, le bateau avance doucement, souvent accompagné par des joyeuses brigades de canoéistes et de rameurs en arrivant ainsi à Tencarola, siège d'un ancien petit port fluvial, une fois destiné au chargement des pierres et des produits des Cols Euganéens .
Puis on s'enfonce dans le méandres du parcours composé par des grandes sinuosités fluviales et rivages pleines de saules , peupleraies, platanes et robiniers. Parmi la verdure, des romantiques et des précieux clochers d'anciennes cures rappellent la présence de l'homme. Une promenade à pied ou en vélo dans la plaine collinaire permet d'arriver à la magnifique Villa Vénitienne de Montecchia et aux restes du châteaux des Capodilista et, en remontant, au Musée du Bacchiglione , où se trouvent les anciennes pirogues d'époque romaine et des témoignages des civilisations des fleuves.
La possibilité de goûter l'excellent vin des Collines, et la possibilité de l'unir aux saveurs de la cuisine locale, rend très agréable et demandé ce parcours.

Consortium des Bateliers de Padoue et de la Riviera de la Brenta


La province de Padoue est la seule zone de la région Vénitienne qui présente une offre si grande et diversifiée de parcours fluviaux navigables.

En effet, il y a sept parcours d'eau ( le fleuve Brenta, le Canal Piovego, le fleuve Bacchiglione, le Canal Battaglia, le Canal Bisatto, le Canal Pontelongo, le Canal Brentella), dont cinq ont une grande valeur touristique.

Né de la collaboration entre les sociétés autorisées à la navigation des parcours fluviaux de Padoue et de la Riviera de la Brenta, le Consortium des Bateliers est le point de référence du système des services touristiques fluviaux de Padoue et de la Brenta.

Il mène une activité de coordination, publicité, marketing, promotion et planification du développement de la navigation fluviale, tout en offrant la garantie d'image et de qualité des services, des informations, d'assistance logistique et d'organisation.

La présence dans le Consortium des Sociétés de Navigation qui sont aussi des Incoming Operators, en gré de proposer un système de services locaux intégrés, garantit, en outre, une offre vaste et universelle soit pour ce qui concerne les affrètement des bateaux que pour les programmes de séjour pour les destinataires les plus différents.

I Battelli del Brenta


L’initiative des "Bateaux de la Brenta" est constituée par un groupe de bateaux et de navires à moteur, qui ont un caractère panoramique, qui naviguent en direction de Padoue vers Venise et vice versa, entre art et histoire, le long des routes des vieux bacs vénitiens du XVIII siècle.

Chaque année, du mois de mars jusqu'à octobre, on réalise d'agréables excursions en bateau parmi les Villas Vénitiennes de la Riviera de la Brenta avec différents programmes de navigation, soit individuels soit pour des groupes.

La navigation est realisé par le groupe des "Bateaux de la Brenta" avec des bateaux de 70 a 135 placesLes bateaux sont panoramique, équipés de cabine, bar, toilettes.Les programmes des excursions, prevoient normalement la navigation de Padoue vers Venise ( Padoue, Strá , Dolo, Mira, Oriago, Malcontenta, Fusina, Venise ) ou de Venise vers Padoue (Venezia, Fusina, Malcontenta, Oriago, Mira, Dolo, Strá, Padoue) et des visites guidées à l'intérieur de quelques Villas Vénitiennes.L'excursion standard d'une journée entière, de 9 h jusqu'à environ 18 h, comprend la navigation, le guide, les visites à trois Villas Venitiennes, la visite aux Anciens Moulins du XVI siècle et le déjeuner facultatif dans un restaurant le long de la Riviera de la Brenta.

Sont prevus, en plus, des programmes spéciaux d'une demie journée de 9 h / 10 h jusqu'à 13 h ou de 13 h 30 / 14 h jusqu'à 18 h et d'autres programmes encore.

A partir du 1997 on a ajouté aux intinéraires classiques une très jolie visite aux Anciens Moulins de Dolo du XVI siècle, historiquement très importants pour l'economie de toute la Riviera de la Brenta.

Notre organisation est aussi un opérateur d'accueil en mesure de fournir de services de réservation des hotels, location d'autocars, excursions et visites aux monuments et aux parcs.